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Chronique de Michael Bar-Zvi | Yod Alef Be Av 5773 - 18 juillet 2013
Article mis en ligne le 18 juillet 2013

Boker tov amis auditeurs de Radio J, ce n’est pas un hasard si le jour de l’arrivée du secrétaire d’Etat américain en Jordanie pour tenter de renouer un dialogue entre Israë l et l’Autorité palestinienne, l’Union européenne a annoncé sa décision de prendre des sanctions contre l’Etat hébreu àpropos des implantations. Pourquoi cet empressement, qui encourage les Palestiniens àposer des conditions préalables pour revenir àla table de négociation. Alors que la Syrie est àfeu et àsang, et que l’Egypte est au bord d’une guerre civile, l’Union européenne jette de l’huile sur le feu dans un contexte délicat.

Il est clair qu’une des pierres d’achoppement principales du conflit entre Israë l et l’Autorité palestinienne est la question des frontières, mais elle n’est pas le seul et unique problème. En pointant la question des implantations, l’Union européenne réduit le conflit àune question territoriale, en négligeant les autres aspects comme la sécurité, le respect des cultes, la reconnaissance de la judéité de l’Etat d’Israë l, le statut de Jérusalem etc…

Ce revers politique pour Israë l n’est pas le seul fait de l’Union européenne, il est aussi le résultat d’une grave défaillance de la diplomatie israélienne, dépourvue de chef depuis de nombreux mois. Malgré les efforts du Premier ministre pour pallier cette carence, il n’a pas encore le don d’ubiquité et ne peut pas être partout.

Le rôle d’un ministre des Affaires étrangères est de maintenir un contact permanent avec les Chancelleries des Etats étrangers, d’orienter et superviser le travail des ambassades. Netanyahou a de bonnes raisons, sur le plan de la politique interne de son parti, de conserver le poste de son ami Avigdor Liberman, mais face aux défis auxquels Israë l doit faire face dans les semaines àvenir, cette attitude devient insoutenable.

Il est urgent de nommer un ministre àce poste. Toutes ces pressions et tensions ont réussi àdétourner l’attention de la question du nucléaire iranien, alors que le président Obama s’était engager àlier la reprise des négociations entre Israë l et les Palestiniens àl’avancement des tractations avec le gouvernement de Téhéran.

L’élection d’un islamiste un peu moins fanatique que le précédent àla tête de l’Iran, aurait dà» encourager les Américains àmettre en Å“uvre une phase supplémentaire du processus de pressions économiques et politiques sur Téhéran, mais àce jour rien n’a été entrepris pour enrayer les projets nucléaires iraniens.

En revanche, les Américains et les Européens ont réitéré leurs menaces àl’égard de Netanyahou si celui-ci s’aventurait àune attaque militaire contre les centrales iraniennes. Certes le monde arabo-musulman qui entoure Israë l vit une période d’une rare dangerosité, mais de son côté l’Etat hébreu est de plus en plus isolé sur le plan politique et diplomatique.

Il faut espérer que le jour où le gouvernement israélien nommera un ministre des Affaires Etrangères, ce poste ne sera pas devenu obsolète et inutile…