On le sait, le Jeu de Paume expose des photographies d’Ahlam Shibli parmi lesquelles, en particulier, on peut voir les images par lesquelles des familles palestiniennes entretiennent le souvenir de ceux des leurs qui se sont fait exploser au milieu de civils juifs israéliens dans le but d’en tuer un maximum. Le mot "terroriste" ne figure pas dans les légendes rédigées par Ahlma Shibli, qui emploie le langage habituel des soutiens au terrorisme palestinien : martyrs, résistance, etc... , qui vise --- aussi énorme le procédé soit-il --- à inverser les rôles, les assassins devenant dans ce langage des victimes.
[Jeu de Paume] Face à l’atterrante rhétorique de Marie-José Mondzain : recueillement et vérité.
Anatole Zed
Article mis en ligne le 25 juin 2013