Pour l’Autorité palestinienne, qui fait feu de tout bois dès lors qu’il s’agit de désinformer quant à Israë l, toute construction dans le désert du Néguev, qui s’étend sur plus de la moitié du pays, est « une colonie  ». Appellation dont la connotation « impérialiste  » est destinée à provoquer rejet et condamnation.Y compris concrètement dès lors que les Palestiniens s’efforcent de faire mettre à l’index les produits venus des dites « colonies  » grâce à un étiquetage spécial. Or, grâce à la technologie israélienne le Néguev est de plus en plus cultivé. Par ailleurs des villes doivent y être construites pour désengorger les grandes agglomérations du centre du pays.
Utilisation abusive délibérée des termes « colon  », « colonies  »
Certains se souviendront peut-être que dans le décompte des morts assassinés lors d’un attentat anti-israélien perpétré en Judée Samarie un grand quotidien avait inclus « un bébé colon  ». « Colon  », terme impropre utilisé pour décrire les Israéliens qui vivent hors des lignes de cessez-le-feu de 1967, souvent qualifiés à tort de « frontières  ». Mais terme à connotation négative puisqu’il évoque ce qui aurait été ou a été une colonisation inique liée à un impérialisme tout aussi condamnable. Terme qui est donc utilisé sans réserve par les anti-israéliens de tout poil.
La suite logique étant la demande faite par Palestiniens et bien-pensants aux pays qui reçoivent des produits israéliens ou aux distributeurs d’étiqueter les produits des « colonies  » de manière visible pour dissuader tous ceux qu’ils considèrent comme des honnêtes gens de les acheter. Une contre-publicité haineuse qui parfois fonctionne. Même si, le plus souvent, porter tort à l’économie israélienne porte tort, par ricochet, aux travailleurs palestiniens employés qui sont mieux payés par leurs patrons israéliens et qui, s’il n’avaient pas ces patrons seraient souvent purement et simplement au chômage...de cela les « vertueux  » n’ont cure...
L’Autorité palestinienne qualifie le Néguev, soit plus de la moitié d’Israë l, de « colonie  »
Jusqu’ici ces appellations se limitaient aux produits élaborés hors de ces lignes de cessez-le-feu. Mais aujourd’hui l’Autorité palestinienne rétrécit considérablement Israë l en l’amputant du Néguev, un désert qui couvre plus de la moitié de sa superficie...Ce que relève Palestinian Media Watch citant un article publié le 8 mai dernier dans le quotidien officiel palestinien, Al-Hayat Al-Jadida. On y lit que pour faire redémarrer le Processus de Paix Israë l va sans doute geler les constructions en Judée Samarie – l’une des exigences de Mahmoud Abbas – mais qu’il s’agit-là d’une ruse, Israë l ayant voté les contours d’une loi permettant de construire dans le Néguev, ce qui représente, selon le quotidien, « un transfert de colonisation  »...Et de protester également contre des expropriations – supposées – de « Palestiniens de l’intérieur  » - des Arabes israéliens -. Or il s’agit de populations nomades très dispersées sur des territoires largement inoccupés et n’ayant guère de titres de propriété le plus souvent.
Désengorger des villes surpeuplées du centre et promouvoir une agriculture en zone aride
Il faut préciser que cette loi est destinée à faciliter l’installation de populations dans le Néguev pour désengorger les agglomérations du centre du pays. Par ailleurs, grâce à la technologie de pointe mise en Å“uvre par l’agriculture israélienne cette région est devenue productrice, notamment, d’huile d’olive, de tomates cerises, de raisins. Des forages profonds rendant accessible des eaux saumâtres souterraines retraitées pour pouvoir être utilisées. On y trouve également des fermes où est pratiquée une pisciculture florissante. Grâce, entre autres, aux travaux de recherche de l’université Ben-Gourion qui se spécialise, certes en médecine ou bio-technologies, mais aussi dans « l’agriculture des zones arides, l’énergie solaire, la gestion des ressources en eau  » Grâce aussi à la station d’agriculture en zone aride d’Avdat, un modèle du genre
Étant donné que qui dit production agricole dit aussi parfois exportations il semble fort probable que l’Autorité palestinienne qui consacre à ce type de lobbying temps, énergie et moyens considérables, s’empressera de faire l’impossible pour faire étiqueter de manière discriminatoire de tels produits.
Sans parler de la réécriture factuelle qui ampute ainsi l’État hébreu de plus de la moitié d’un territoire....