« Le mensonge à de courtes jambes  » dit un proverbe allemand. Deux éminentes personnalités de la scène publique française, le ministre du budget Jérôme Cahuzac et le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim viennent de faire la douloureuse expérience de la pertinence de cet aphorisme germanique. La vérité les concernant s’est frayé un chemin vers la lumière, en dépit des obstacles mis sur sa route : nulle position de pouvoir, temporel ou spirituel, ne peut, dans notre démocratie, s’opposer longtemps à son surgissement. Et c’est bien ainsi, même si les fautes commises ont pour conséquence la mise à l’écart de la vie publique de personnalités dont chacun s’accorde à reconnaître les mérites dans l’exercice de leur fonction. Des contre-pouvoirs, judiciaire, médiatique ou, dans le cas de Gilles Bernheim, académique ont joué leur rôle, celui de gardien des valeurs de la démocratie.
Publié le : 17 mai 2013