Cela fait vingt et un ans jour pour jour, selon le calendrier juif, qu’il nous a quittés et il me manque, il nous manque beaucoup. Pourtant, autant vous l’avouer tout de suite, je suis un ingrat : je n’ai jamais voté pour Menahem Begin. J’ai fait mon Alyah alors qu’il était Premier ministre depuis deux ans et demi. Le pays dans lequel je m’installe, vient de subir le plus grand choc de son histoire ; bien sà »r il y a eu la guerre des Six-Jours qui éveilla ma conscience sioniste, bien sà »r il y eut le double traumatisme de la guerre de Kippour, du fait que j’assistais, impuissant à ce qui se passait en Israë l, en proie au doute, me bouchant les oreilles pour ne pas entendre le nombre de victimes, et culpabilisant d’être un Juif de 20 ans à Paris pour lequel se battaient et mourraient aussi ces jeunes Juifs de 20 ans parce qu’ils étaient Israéliens.
Mon Menahem Begin
par Marc Femsohn - Guysen
Article mis en ligne le 15 février 2013