1. Prévenir un Iran doté d’armes nucléaires :
« Il ya quatre ans, il n’y avait pas de sanctions contre l’Iran et peu d’attention était porté à la menace d’un Iran nucléaire. Aujourd’hui, il y a des sanctions très dures contre l’Iran, de plus sévères encore viennent d’être adoptées par le Congrès américain et la communauté internationale se concentre sur ce danger.
J’ai dépensé beaucoup de temps et d’énergie récemment pour tenter de sensibiliser la communauté internationale sur les dangers que représenterait un Iran nucléaire. J’ai également Å“uvré au renforcement de la capacité d’Israë l à répondre à ce danger. Je pense que ce temps et cette énergie ont été dépensés à bon escient. Aujourd’hui, la majorité des leaders mondiaux responsables reconnaissent cette menace et le fait qu’elle ne doit pas être autorisée à se matérialiser. Et Israë l est plus à même de relever ce défi qu’il ne l’était lorsque j’ai pris mes fonctions, il ya quatre ans. Cependant, je pense que nous devons être honnêtes sur le point où nous nous trouvons actuellement. Les sanctions contre l’Iran nuisent à l’économie iranienne. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Mais nous n’avons pas encore eu la preuve que ces sanctions ont stoppé les avancées du programme nucléaire de Téhéran. Il y a deux mois et demi, à l’ONU, j’ai montré clairement où se trouve la ligne rouge à nos yeux. J’ai expliqué pourquoi, une fois cette ligne franchie, les chances d’arrêter efficacement le programme iranien d’armes nucléaires seront réduites de façon spectaculaire. Je dois vous dire que mon évaluation n’a pas changé. L’Iran est deux mois et demi plus près de franchir cette ligne rouge. Et il ne fait aucun doute que c’est l’un des défis majeurs que nous allons devoir affronter en 2013.  »
2. La menace des missiles palestiniens :
« Lorsque j’ai pris mes fonctions, il ya quatre ans, le Hezbollah et le Hamas Å“uvraient à développer leurs arsenaux de missiles contre Israë l. Aujourd’hui, le Hezbollah possède environ 60000 roquettes et missiles. C’est à peu près quatre fois la quantité de missiles qu’ils avaient pendant la seconde guerre du Liban. Et cela, malgré la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies, censée empêcher le réarmement du Hezbollah qui se fournit principalement en Iran. Le Hamas possède environ 5000 roquettes et missiles à ce jour. C’est à peu près la moitié de ce qu’ils avaient il ya un mois, avant notre opération dans la bande de Gaza, qui a considérablement réduit leurs arsenaux. Au cours des quatre dernières années, Israë l a du faire face à des tirs de roquettes et de missiles qui sont devenus de plus en plus meurtriers. Dans le même temps, nous avons développé notre système de défense anti-missile. Je pense que vous avez tous vu comment Iron Dome a été formidablement efficace à empêcher ces bombes de frapper nos villes et nos civils. Ce système a permis de protéger la population d’Israë l et a également contribué à éviter l’escalade. Il nous a permis de contrôler les événements, plutôt que de laisser les événements nous contrôler. Dans les mois et années à venir, j’ai l’intention d’augmenter considérablement notre investissement dans le système Iron Dome et dans d’autres systèmes de défense antimissile. Nous sommes très reconnaissants du soutien que nous avons reçu du président Obama et des États-Unis, de son gouvernement et du Congrès. Iron Dome est un système dont ils peuvent être fiers comme nous le sommes. Et nous sommes reconnaissants de l’engagement américain à subventionner Iron Dome et les autres systèmes de défense antimissile. Je pense que ces armes défensives ne serviront pas seulement Israë l. Elles aideront d’autres pays, et je constate dans mes entretiens avec les dirigeants du monde qu’ils expriment, pour un assez grand nombre d’entre eux, un vif intérêt pour ces systèmes anti-missiles, qu’ils souhaiteraient dans leur propre pays et pour leur propre défense.  »
3. Faire avancer une paix sécurisée :
« Il ya quatre ans, le jour de mon entrée en fonction, j’ai appelé à des négociations directes avec les Palestiniens - des négociations directes sans conditions préalables. Depuis quatre ans, les Palestiniens ont rejeté mon appel à ces négociations directes. Ils continuent à le rejeter aujourd’hui. Israë l a pris de nombreuses mesures, au cours de ces quatre années, pour faire avancer les pourparlers directs. J’ai parlé, à l’Université de Bar-Ilan, d’une solution à deux États, deux États pour deux peuples - un État juif pour le peuple juif, un État palestinien pour le peuple palestinien. Je peux vous dire qu’en tant que leader du Likoud, ce n’était pas un discours simple à faire. Mais je l’ai fait. Les Palestiniens ne sont pas venus aux pourparlers. Israë l a supprimé des centaines de barrages routiers, de points de contrôle... et ainsi facilité la circulation des personnes et des biens palestiniens. Pourtant, les Palestiniens ont continué de refuser de venir aux pourparlers. Puis j’ai mis en place un gel de dix mois sur les nouvelles constructions dans les implantations - quelque chose qu’aucun dirigeant israélien n’avait fait avant moi. Pourtant, les Palestiniens ont continué de refuser de venir aux pourparlers. Après neuf mois, ils ont daigné parler à Israë l pendant quelques heures, oui, mais pour exiger un gel supplémentaire. Par pour des pourparlers. En juillet 2011, lorsque les États-Unis ont présenté une proposition visant à relancer ces négociations… Israë l a répondu qu’il était prêt à examiner cette proposition. Les Palestiniens ont continué de refuser. Lorsque le gouvernement de la Jordanie a suggéré à son tour une relance des pourparlers, Israë l a accepté. Les Palestiniens ont continué de refuser. Je pense que les faits sont clairs pour tous ceux qui veulent bien les voir. Année après année, les Palestiniens n’ont cessé d’ajouter de nouvelles conditions préalables aux anciennes conditions préalables. En 2009, c’était un gel de la colonisation, en 2010, c’était le retrait aux frontières de 1967, en 2011, c’était la libération de tous les prisonniers palestiniens… Qui sait quelle nouvelle condition préalable l’avenir nous réserve ? La raison pour laquelle les Palestiniens ont évité les négociations durant ces quatre dernières années est très simple : ils ont évité ces négociations, parce que s’ils sont prêts à accepter les concessions faites par Israë l, ils ne sont pas prêts à faire eux-mêmes des concessions en faveur d’Israë l. Ils ne sont pas prêts à reconnaître Israë l comme État juif. Ils ne sont pas prêts à mettre fin au conflit. Ils ne sont pas prêts à se pencher sérieusement sur les besoins de sécurité d’Israë l. La Jordanie avait organisé une réunion sur nos problèmes de sécurité. Ils ont quitté la table de ces discussions avant même d’avoir écouté un seul mot. Les Palestiniens se sont permis de refuser ces négociations parce que la communauté internationale n’a, à aucun moment, sanctionné l’échec des Palestiniens à négocier de bonne foi. La décision des Palestiniens d’aller à l’Organisation des Nations Unies est tout simplement la nouvelle étape de leur stratégie, visant à éviter des négociations directes avec Israë l. Encore une fois, ils essaient d’obtenir des concessions, sans faire aucune concession en retour, et cela est inacceptable.  »
4. Résoudre le conflit :
« Israë l demeure attaché à une solution à deux États, dans laquelle un État palestinien démilitarisé reconnaîtra l’État juif. La seule façon de nous assurer de cette solution se situe dans des négociations où les besoins des deux parties seront abordés. La paix ne se fera pas par le biais d’une résolution unilatérale à l’ONU, ignorant les intérêts sécuritaires d’Israë l et nos besoins nationaux. Je regrette le fait que les Palestiniens ont gaspillé ces quatre dernières années et j’espère sincèrement qu’ils ne gaspilleront pas les quatre prochaines. Nous avons tous besoin de la paix, nos enfants la méritent, nos citoyens la méritent, et il n’y a qu’une seule façon d’y parvenir : par le biais de négociations bilatérales, de négociations directes, sans conditions préalables. C’était et cela reste notre position…  »
« … Ce week-end, le chef du Hamas en exil, assis à côté du chef du Hamas à Gaza - un homme qui fait l’éloge d’Oussama Ben Laden - a appelé ouvertement à la destruction d’Israë l… Où était le président Abbas ? Pourquoi n’a-t-on pas convoqué les diplomates palestiniens, en Europe et ailleurs, pour leur demander d’expliquer pourquoi leur président a non seulement refusé de condamner ces déclarations, mais en plus a annoncé son intention d’une union avec le Hamas ? Il n’y a rien eu d’autre que le silence, et ce silence a été assourdissant. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous ne pouvons pas accepter que lorsque les Juifs construisent des maisons dans leur capitale ancestrale, Jérusalem, la communauté internationale n’a aucun problème pour élever la voix, mais que lorsque les dirigeants palestiniens appellent ouvertement à la destruction d’Israë l, le monde reste silencieux. Israë l ne restera pas silencieux. Nous allons prendre la défense de nos droits et la défense de ce qui est juste, contre ceux qui veulent nier notre passé et empêcher notre avenir. Israë l continuera de dire la vérité sur ses droits à sa patrie ancestrale et continuera de défendre son peuple contre ceux qui veulent son anéantissement.  »