Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

http://sultanknish.blogspot.co.il/2012/12/a-holiday-of-resistance.html
Hanoucca , Fête de la résistance
Par Daniel Greenfield | Traduction française : Galila
Article mis en ligne le 13 décembre 2012

La première nuit de Hanoucca marque le début d’une « fête », que bon nombre de participants sans identité célèbrent sans avoir toutefois la moindre idée de ce que cette fête célèbre. Pour beaucoup d’Américains, Hanoucca semble faire double emploi avec Noë l, mais il n’existe aucune similitude entre les deux si ce n’est la saison. L’analogie approprierait plus au 4 Juillet calqué sur l’Action de grâce, une fête de l’aide divine dans une campagne militaire contre l’oppression tyrannique.

Le militarisme manifeste de l’histoire de Hanoucca a rendu mal àl’aise de nombreux Juifs qui ont trouvé plus facile d’ôter son dangereux message sous-jacent quand arrive le moment où vous devez choisir entre la destruction de votre culture et une guerre que vous ne pouvez pas gagner. En ces jours sombres, une guerre doit être menée si l’âme de la nation doit survivre.

Il y a des choses pires que la mort et l’esclavage, c’est le sort qui attendait les Maccabées et leurs alliés qui avaient échoué, la fin qui devait arriver de toute façon quand les derniers des Macchabées ont été trahis et assassinés par le ministre Edomite de César, dont les fils ont continué àrégner sur Israë l comme la dynastie de Hérode.

Des peuples peuvent survivre àl’extermination physique, mais pas àla mort de l’esprit. Un peuple ne meurt pas, tant que son âme ne meurt pas, et l’âme d’un peuple est dans sa culture et sa foi, et non dans la composante physique de ses citoyens.

Ce soir cette première chandelle, cette première lueur de la flamme vacillante sur l’huile, marque la nuit où les forces des Maccabées entrèrent dans Jérusalem, chassant les armées ennemies et leurs collaborateurs juifs, pour récupérer la culture de leur peuple et leur religion.

La lumière de la flamme était un message fort envoyé àtravers les temps, signifiant que même dans les heures les plus sombres, l’espoir n’était pas perdu. Et la divine Providence n’abandonnerait pas le peuple. Le temps a passé , les Maccabées sont tombés, Jérusalem a été occupée et ethniquement nettoyée, encore et encore, et la Ménorah brule toujours. Un message caché comme quoi tout espoir n’est jamais perdu. Qu’Israë l renaitra ànouveau.

Israë l avait utilisé le signal des feux et des torches , les parsemant jusqu’au sommet des montagnes dans le but de faire passer des nouvelles importantes. L’éclairage de la Ménorah était le signal d’un feu miniature, une perpétuation de la lumière du temple, ses huit jours de lumière rappellent que même la plus petite lumière peut brà»ler au-delàde l’espérance et briller au-delàde la croyance, et que ceux qui ont confiance en D. et qui combattent pour la liberté de croire en Lui, ne devraient jamais abandonner l’espoir.

Ce remarquable feu divin allumé pour la première dans les déserts par les esclaves libérés a été transmis depuis des milliers d’années. Aujourd’hui, la Ménorah est sur le sceau de l’Etat d’Israë l, une Hanoukka des temps modernes. Le symbole d’une Jérusalem libérée dans un miracle de six jours, et non de huit. Six comme le chiffre de la Ménorah d’origine du temple. Et sur celle du sceau aussi.

Pour ces libéraux qui croient que l’identité juive devrait être limitée àdes donations pour aider Haïti, às’émouvoir pour des étrangers en situation irrégulière et àpromouvoir l’environnement, Hanoukka est une fête menaçante. Ils l’ont laïcisé, l’ont déguisé avec des ours en peluche et des jouets, l’ont tronqué avec l’écologie et les droits civiques de leur nouvelle foi. Parfois, un juif libéral découvrant l’histoire de celui-ci, écrit un essai indigné àpropos de nationalisme et de militarisme, mais surtout ils sont contents de l’enfouir dans la cave sombre la même où ils stockent les restes de l’histoire de leur peuple et la culture qu’ils ont laissé derrière eux.

Les jours fériés ne sont pas de simples fêtes, ce sont des messages. Des nÅ“uds du temps que nous nous fixons autour des doigts de nos vies afin que nous nous souvenions que nos ancêtres nous ont dit de ne jamais oublier. Qu’ils ont vécu et qu’ils sont morts pour une raison. La fête est une fête, mais si nous oublions ce qu’elle célèbre, elle devient alors une célébration de la fête. Un festival creux sans l’âme de l’individu. Les Maccabées se sont battus parce qu’ils croyaient qu’ils avaient quelque chose qui méritait d’être défendu. Pas seulement pour leurs biens, mais aussi pour leurs traditions, leurs familles et leur D.ieu. La célébration de Hanoukka n’est pas seulement la façon dont nous nous souvenons, mais comment nous sommes appelés ànous souvenir que nous devons rester en éveil. Pour prendre leur bannière et porter leur épée.

L’histoire est une roue et comme elle tourne, nous voyons les vieux continents de l’époque monter de nouveau, les événements redevenir eux-mêmes les modèles du passé. Les batailles anciennes deviennent de nouvelles guerres. Et de vieux combats doivent de nouveau être menés pour obtenir finalement juste cause.

Modiin, le centre rural de la vieille résistance Macchabée, est une ville qui revit aujourd’hui, encore plus que jamais. A Modiin-Maccabim vivent quelques 80.000 personnes. Dans les temps anciens, c’est làoù le clan Maccabée s’est levé contre les conquérants séleucides pour la liberté religieuse. Aujourd’hui, c’est un lieu que l’Union européenne qualifie de colonie illégale. Un lieu où les Juifs n’ont pas le droit de vivre, même si elle est àproximité des Maccabées qui ont vécu et sont morts là-bas. Plus de deux mille ans après Hanoucca, les juifs ne sont toujours pas autorisés àvivre en paix àModiin.

Les nouveaux Macchabées sont des agriculteurs et des enseignants, des hommes et des femmes qui construisent des familles et des maisons sur les terres de leurs ancêtres, qui bravent les menaces des terroristes et des tyrans internationaux afin de vivre leur vie et élever leurs enfants. Tout en sachant qu’ils ne seront pas autorisés àvivre en paix, que tout ce qu’ils représentent est haï par les Nations Unies, les capitales des grands empires et même par leur propre gouvernement, ils ont encore allumé la flamme et marquer le premier jour de plusieurs jours de miracle qui a fait renaître l’esprit d’une nation et qui l’inspire encore jusqu’àce jour.

Ils ne sont pas autorisés àvivre en paix àJérusalem. Au Caire, les Frères musulmans envoient des violeurs payés pour harceler les manifestants et ils ont ouvert les chambres de torture pour les opposants de Morsi, sans un mot de condamnation directe de Washington. Mais les maisons juives ont toujours valu une condamnation rapide de la part de Washington et de Bruxelles.

Non seulement les Juifs ne peuvent pas vivre àModiin, mais ils ne sont pas autorisés non plus àvivre àJérusalem. Et pourtant ils le font. Ils persistent, àla frustration éternelle des empires, dans cette résistance calme en construisant l’avenir avec leurs bâtiments, leurs corps et leurs vies. Ils persistent àvivre où bon nombre voudrait qu’ils meurent. Et ils persistent àallumer la Ménorah que bon nombre préfèrerait qu’elle soit oubliée.

Le Juif aujourd’hui est appelé àoublier. A transformer ses enfants en briques pour construire l’utopie de son nouvel ordre mondial. A se plier sous la roue progressiste pour porter la chaîne de la justice sociale, et àjeter sa propre progéniture dans la mer de croissance démographique zéro. De renoncer àsa nation, sa terre, sa foi et son avenir pour travailler dur dans l’ombre des pyramides du socialisme. De descendre travailler en Egypte une fois de plus, en Amérique du Sud, dans les bidonvilles haïtiens, dans les barrios et les villages, dans les ghettos et madinas, et renoncer àce qu’il est dans le but de servir les autres dans le nouvel esclavage de la justice sociale.

Il faut du courage pour résister àl’oppression physique, mais il faut un courage encore plus grand pour résister àl’oppression culturelle. Les termes de résistance physique sont faciles àcomprendre. La force est utilisée contre la force. La résistance culturelle est beaucoup plus difficile, au moment où elle devient nécessairement évidente, cela peut être bien souvent trop tard. Les Maccabées ont dà» résister non seulement àl’oppression physique de la force armée, mais àl’oppression culturelle d’un système qui considérait leur monothéisme, leur nationalisme, leurs traditions et leurs rituels comme barbares. Un système que beaucoup de leurs propres coreligionnaires avaient déjàaccepté comme juste et approprié.

Les Maccabées se levèrent, non seulement contre l’oppression physique, ce àquoi Israë l doit et devrait faire face àmaintes reprises, ils se sont élevés contre une atteinte àleur identité religieuse et culturelle. L’éclairage de la Ménorah est la perpétuation de cette résistance culturelle et quand il est effectué correctement, il nous rappelle que l’oppression culturelle, tout comme l’oppression physique, est omniprésente, et que, tout comme les formes d’oppression culturelle peuvent souvent passer inaperçues, de même toute résistance peut aussi passer inaperçue.

Chaque année lorsque nous célébrons Hanoucca, la gauche fait une autre tentative de "profanation du temple" en détruisant sa signification et le remplaçant par un ramassis habituel de questions de justice sociale sous l’étiquette syndicale de "Tikkun Olam". Et chaque fois nous repoussons leurs assauts impitoyables sur l’histoire et la tradition juive de la même manière que les Maccabées l’ont fait, par la reconquête de nos lieux sacrés, en nettoyant les ordures laissées par les occupants, et en allumant la Ménorah pour nous rappeler qui nous sommes.

Hanoukka marque le point culminant de la campagne des Maccabées pour la libération de Jérusalem. C’est le moment où nous nous souvenons des hommes et des femmes qui refusaient de se soumettre àla perversion de leurs valeurs et au vol de leurs terres. Il nous rappelle que nous ne devons pas laisser notre pays être volé sous quelque forme ou permettre ànotre religion, notre histoire et culture d’être perverties sous aucun prétexte. La lumière de la Ménorah nous rappelle que le caractère sacré de la nation est dans son esprit et que la préservation de cet esprit est un éternel combat contre les conquérants de la terre et les tyrans des âmes.

Hanoucca est la fête de la Résistance. Elle commémore la résistance physique et spirituelle qui est exigée de nous, tôt ou tard de tout temps. Hanoucca nous ramène àla résistance armée et àl’éveil moral qui a libéré Jérusalem et qui a connecté le peuple juif avec son Dieu une fois de plus. Et cela nous rappelle de ne jamais céder, face àune agression àl’encontre de notre corps ou de notre culture. Les lumières s’éteignent, mais elles sont allumées ànouveau, chaque jour, depuis des milliers d’années, nous rappelant de nous accrocher ànos traditions et ànotre foi, plutôt que de les échanger contre les babioles àla mode et les bijoux bon marché du libéralisme progressiste.

Allumer la Ménorah àHanoucca c’est faire passer le signal d’un feu qu’on a gardé allumé pendant des milliers d’années. Du premier jour de la fête des Pâques juives, après lequel les esclaves libérés allumèrent la Ménorah pour la première fois, au dernier jour de la fête de Hanoucca, cette lumière brule. Le cycle historique des fêtes juives commence par Moshe affrontant Pharaon pour exiger la libération du peuple juif. Il se termine par les Maccabées affrontant la tyrannie d’Antiochus et luttant pour le droit du peuple juif àvivre sous sa propre loi et sur sa propre terre.

Les lumières de la Ménorah incarnent l’esprit du peuple juif. Un esprit qui a survécu aux atrocités de tous les tyrans. Au cÅ“ur de la flamme qui a brà»lé pendant mille ans vit l’âme d’un peuple.