Pour parvenir à la paix il faut négocier. Pour négocier réellement il faut des interlocuteurs de bonne foi. Or la culture du mensonge est une constante au sein de l’Autorité palestinienne. En voici deux exemples récents. Un Président palestinien dit au monde que Safed est une ville israélienne mais dit aux Palestiniens, en arabe, qu’elle est palestinienne, comme toutes les villes israéliennes situées entre Ligne verte et Méditerranée. Un ministre palestiniens aux Affaires des Prisonniers affirme que les prisonniers gazaouis – des terroristes emprisonnés en Israë l - ne peuvent recevoir de visites de leur famille ce que dément la Croix-Rouge Internationale. Entre autres exemples.
Safed est en Israë l : pour Mahmoud Abbas, c’est une « opinion personnelle  » destinée à influencer l’opinion publique israélienne....
Dans sa récente interview accordée à une chaîne de télévision israélienne Mahmoud Abbas affirmait que les frontières de la Palestine à venir seraient celles de 1967 – en réalité une ligne de cessez-le-feu -. De ce fait, précisait le Président de l’Autorité palestinienne, s’il souhaite se rendre en visite à Safed, ville où il est né, il n’a aucun désir d’y vivre, celle-ci se trouvant aujourd’hui en Israë l. D’aucuns s’étaient hâtés de conclure qu’il renonçait de ce fait au « droit de retour  » des Palestiniens et de leur descendants à l’intérieur d’Israë l. Ce qu’il démentit d’ailleurs vigoureusement, notamment sur une chaîne de télévision égyptienne, cette affirmation n’étant, selon lui qu’une « prise de position personnelle  ». D’ailleurs, Nabil Abu Rudeina, son porte-parole, faisant preuve d’une rare candeur, s’empressait de déclarer que cette interview avait pour but d’influencer l’opinion publique israélienne. Ce qui fut relevé par Palestinian Media Watch – PMW -, Observatoire des Médias Palestiniens
Influencer l’opinion publique occidentale à la veille d’une demande à l’ONU ayant des buts à géométrie variable
On pourrait préciser qu’il s’agissait aussi et surtout d’influencer l’opinion publique occidentale à la veille du dépôt d’une demande palestinienne à l’ONU devant l’Assemblée générale de statut d’État non membre observateur pour « la Palestine  ». Selon Saeb Erekat, négociateur en chef et à vie palestinien, pour qui la vérité est également à géométrie variable, si l’Autorité palestinienne demande ce statut, c’est pour garantir une solution à deux États dans une sortie du conflit palestino-israélien. Or, un autre haut responsable palestinien, Nabil Shaath, membre du Comité Central du Fatah déclarait le 3 novembre à l’agence de presse Qatar News qu’une fois obtenu ce statut permettra à « la Palestine  » d’initier des procès contre Israë l, notamment devant la Cour Internationale de La Haye...Motivation bien plus proche de la réalité.
En interne Safed, Nazareth, Lod ou Ashkelon sont des villes palestiniennes
Pour en revenir à Mahmoud Abbas, déclarer ainsi publiquement que Safed est une ville israélienne équivaut pour lui à dire un gros mensonge puisque la télévision officielle palestinienne qui dépend directement de lui n’a de cesse de marteler en chansons nostalgiques accompagnées de violons ou documentaires que les villes israéliennes sont de fait palestiniennes. PMW en donne cinq exemples dans la semaine ayant précédé l’intervention du Président palestinien sur une chaîne israélienne, rappelant que cet endoctrinement est constant et concerne non seulement Safed mais aussi Haïfa, Ashkelon, Ramlé, Tibériade, Nazareth ou Jaffa...A noter que ce type d’endoctrinement se fait souvent devant divers responsables palestiniens, dont le Premier ministre Salam Fayyad...
Ce sont donc plusieurs générations de Palestiniens qui sont ainsi convaincus que ces villes sont les leurs, avec toutes les conséquences que cela implique et ce qui tue toute perspective d’une paix réelle...
Un ministre aux Affaires des Prisonniers palestiniens généreux mais menteur...
Parmi les catégories de Palestiniens particulièrement chouchoutés on trouve les prisonniers. C’est-à dire des terroristes jugés et emprisonnés en Israë l. Ainsi ce sont environ plus de trois millions 600.000 Euros qui leur sont versés, les sommes variant en fonction de la peine prononcée, les plus gros « salaires  » étant donc versés aux terroristes ayant commis les crimes les plus graves. Ces sommes étant prélevées sur le budget général de l’Autorité palestinienne, tous les donateurs, le contribuable français y compris, contribue à ces versements. Ce que PMW a démontré dans deux rapports, dont l’un vient d’être présenté au Parlement britannique.
Ces prisonniers ont un ministre, Issa Qaraqi’ qui manie volontiers le mensonge, lui aussi....En aoà »t 2011, par exemple, il accusait Israë l de prélever des organes sur le corps des « martyrs  » - Palestiniens morts lors d’une action terroriste - et d’être le plus gros centre de prélèvement d’organes, accusation sans fondements
Il y a quelques jours, nouvelle accusation. Israë l, selon lui, avait annulé les visites de familles de prisonniers gazaouis détenus en Israë l. Ce que rapporte l’agence de presse palestinienne qui, ayant fait son travail de manière professionnelle, ajoute que cela est démenti par le patron de la Croix-Rouge Internationale de Kahn Younis en personne. La Croix-Rouge ayant coorganisé avec Israë l des visites la semaine dernière et en organisant d’autres pour les jours à venir...
Ces visites de prisonniers gazaouis avaient été suspendues en juin 2007, soit un peu plus d’un an après le kidnapping de Gilad Shalit en territoire israélien et sa mise en détention dans la Bande de Gaza par le Hamas sans qu’il n’ait pu recevoir de visite pendant quelque cinq années, pas même de visite de la Croix-Rouge.
Ces visites de familles gazaouies ont repris à la mi-juillet 2012, soit six mois environ après la libération du jeune otage franco-israélien. Pendant l’interruption des visites une communication avait toutefois été maintenue entre les détenus et leur famille grâce aux CICR, autorisé en cela par les autorités israéliennes La Croix-Rouge, ayant pu continuer à rendre visite à ces détenus, ce qu’elle continue à faire aujourd’hui. L’organisation internationale précise d’ailleurs sur son site que « pour les détenus qui ne reçoivent pas de visites familiales, le CICR visite leurs familles en Cisjordanie et à Gaza pour apporter des nouvelles de leurs proches détenus  ».
A noter aussi que le CICR n’accuse pas les autorités israéliennes de contrevenir aux lois internationales ou humanitaires – même si elle estime que certaines détentions dites administratives sont a éviter -, ce que ne se prive pas de faire leur ministre comme il le fit, par exemple, devant l’ONU en avril dernier lorsqu’il dressa un tableau terrifiant du sort supposé des prisonniers palestiniens n’ayant aucun rapport avec la réalité et se gardant bien d’évoquer les raisons ayant motivé l’emprisonnement de ses administrés.