Cette fois Barak Obama n’y va pas par quatre chemins et avertit on ne peut plus clairement « le régime d’Assad et tous les acteurs sur le terrain  » que si des armes chimiques ou biologiques sont déplacées ou utilisées, alors il reconsidérerait sa décision de ne pas s’engager militairement telle qu’elle est appliquée pour l’heure. Ce serait, dit-il, une ligne rouge à ne pas franchir, car cela ne toucherait pas que la Syrie mais aussi les alliés des États-Unis dans la région, y compris Israë l.
Barack Obama fait planer la menace d’une intervention militaire si une ligne rouge était franchie
C’est au cours d’une conférence de presse à la Maison Blanche le 20 aoà »t qu’en réponse à une question d’un journaliste le Président Obama a déclaré avoir « averti on ne peut plus clairement le régime d’Assad et d’autres acteurs sur le terrain que la ligne rouge pour nous [ les États-Unis ], ce sera quand nous verrons un tas d’armes chimiques être déplacées ou utilisées  ».
Le Président ajoutait que « cela changerait mes calculs, cela changerait mon équation  ». Il fait là allusion au fait que, comme il le disait précédemment, il n’a pas « pour l’heure ordonné d’engagement militaire  ». Mais il s’agirait alors d’une situation critique, « une question qui ne concerne pas que la Syrie, elle concerne nos alliés dans la région, y compris Israë l. Cela nous concerne. Nous ne pouvons avoir de situation où des armes chimiques ou biologiques tombent entre de mauvaises mains  ».
Il rejoint là l’analyste Daniel Pipes qui considère que ce n’est qu’en cas de menace de ce type que des troupes devaient être envoyées sur le terrain, précisant que cela serait une opération très difficile, nécessitant l’envoi de quelque 60.000 hommes.
A propos de la Syrie, Barak Obama avait précisé auparavant avoir dit à plusieurs reprises que Bachar al-Assad a perdu toute légitimité et doit quitter le pouvoir, mais que « jusqu’ici il n’a pas compris le message, redoublant au contraire de violence contre son propre peuple  ». Comme il a ignoré les messages tout aussi clairs de la communauté internationale.
Une aide humanitaire conséquente pour préserver la stabilité de voisins de la Syrie
A ce jour les États-Unis ont envoyé de l’aide humanitaire pour un montant de quelque 82 millions de dollars, rappelait Barack Obama qui en annonçait plus car soucieux de préserver « la stabilité de certains des voisins de la Syrie  ». Qu’il ne nomme pas mais que désignait Yaron Gamburg, dans un récent entretien, soulignant qu’il y a un grand nombre de réfugiés syriens en Jordanie ou en Turquie
Par ailleurs, le Président américain rappellait s’être engagé « avec la communauté internationale à fournir une aide à l’opposition pour réfléchir à la manière dont peut se dérouler une transition politique et quels principes doivent être respectés en matière de sauvegarde des droits des minorités et des droits de l’homme  », précisant que « ces consultations ont lieu  ».