Dans un double-langage dont Moscou a le secret, le délégué russe auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU a lancé un petit rayon de soleil dans le ciel lourd de la répression syrienne : il a émis une ébauche de résolution, stigmatisant l’emploi excessif de la force par le régime syrien, tout en dénonçant les trafics d’armes à destination des insurgés. Cela dit, le Kremlin s’en tient à un simple avertissement sans frais, qui n’a pas contenté les autres puissances occidentales, le trouvant « trop faible  ». Cependant, cette amorce de « lâchage diplomatique  » d’Assad permet aux Américains et aux Français d’espérer pouvoir négocier avec le directoire Poutine.
La diplomatie russe lâche du lest en Syrie, alors que la Chine sanctuarise l’Iran nucléaire, par Corée du Nord interposée
Par Marc Brzustowski | Pour © 2011 lessakele
Article mis en ligne le 16 décembre 2011