« La scission au sein de l’armée syrienne ne sera pas décisive. Elle ne suffira pas à faire tomber le régime. Depuis vingt ans, la plupart des gens admis à l’Académie militaire sont membres du parti Baas. Ils resteront pour la plupart loyaux au régime. » Dans son appartement de la banlieue parisienne, les yeux rivés sur al-Jezira, qui diffuse en boucle les images des manifestations syriennes, ce général à la retraite préfère rester anonyme. Il n’est pas membre de la confession alaouite, celle du régime de Bachar el-Assad, et s’apprête à regagner Damas. « À mon âge, je ne veux pas finir en prison », justifie-t-il.
Les déserteurs syriens montent au front
Par Isabelle Lasserre | Figaro.fr
Article mis en ligne le 22 novembre 2011