Si la révolution égyptienne – et le « Printemps arabe  » en général – étaient imprévisibles, les épisodes suivants se sont révélés plutôt décevants tant ils étaient prévisibles : la chute du tyran n’ayant pas produit de changements miraculeux, l’euphorie de la victoire a cédé la place à la frustration et au désenchantement, tandis que l’unité révolutionnaire volait en éclats, laissant apparaître de notables divergences sur la stratégie à mener pour l’après-Moubarak. Mais qu’on se rassure, l’union sacrée s’est reformée pour désigner le bouc émissaire responsable de toutes les plaies d’Égypte : Israë l.
Faute de démocratie, les Égyptiens ont trouvé un ennemi
Heureusement, il y a Israë l…
Gil Mihaely - Causeur
Article mis en ligne le 12 septembre 2011