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La Ligue Arabe en Guerre contre Israë l
Par Eli Hertz, président de Myths and Facts <http://www.mythsandfacts.com/> et contribue àJewishIndy - Traduction Albert Soued,
Article mis en ligne le 2 août 2011

Selon les medias, le 11/07/11, le président Obama a invité les autres membres du Quartet – la Russie, l’Onu, l’Union européenne – ainsi que les représentants de la Chine et de la Ligue arabe àla Maison Blanche, pour un sommet sur Israë l. Israë l n’était pas invité, mais la Ligue arabe l’était. Il apparaît que l’administration américaine est convaincue que la Ligue arabe peut être utile aux pourparlers de paix.

Qu’est ce que la Ligue arabe ?

Il est assez éclairant d’examiner le passé de cette Ligue depuis sa fondation en 1945. On peut très difficilement la qualifier de modèle de paix dans l’esprit des Nations Unies.

Avant l’établissement de l’état Juif, la Ligue avait déjàpris les mesures suivantes :

 en décembre 1945, elle a lancé le boycott des "marchandises sionistes" qui se poursuit àce jour

 en juin 1946, elle a établi le Haut Comité Arabe, chargé de coordonner les efforts des pays arabes en faveur de la Palestine, un comité radical dont les actions ont pour but l’élimination d’Israë l de la carte du monde

 en décembre 1946, elle a rejeté le 1er plan de partage de la Palestine, affirmant que la Palestine fait partie de la "ouma" (mère-patrie) arabe

 en octobre 1947, avant le vote de la résolution 181 du plan de partage, elle avait déjàréaffirmé la nécessité de se préparer militairement aux frontières arabes pour défendre la Palestine

 en février 1948, elle a approuvé un plan préconisant des mesures politiques, militaires et économiques pour résoudre la crise palestinienne provoquée par le plan de partage de l’Onu.

 en octobre 1948, elle rejette formellement le plan de partage de l’Onu, la résolution 181 votée le 9 octobre 1947

 le 15 mai 1948, alors que les forces armées régulières de l’Egypte, de la Syrie, de la Transjordanie, du Liban et de l’Irak, avec des contingents d’Arabie et du Yémen, envahissaient l’état d’Israë l naissant, "pour y restaurer la loi et l’ordre", la Ligue arabe a émis un très long document appelé "Déclaration sur l’invasion de la Palestine" où elle attirait l’attention des pays arabes sur "l’injustice de la solution adoptée et sur le droit du peuple de Palestine àl’indépendance immédiate, sur son rejet de la résolution 181 qui ne peut pas être appliquée par des moyens pacifiques et qui sera toujours une menace pour la paix et la sécurité de la région et que cette paix et sécurité a été bouleversée par les intentions agressives et impérialistes des sionistes… et les pays arabes membres de la Ligue voient les évènements qui se passent en Palestine comme une menace pour la paix et la sécurité dans leurs pays…, comme cette sécurité est sacrée, les pays arabes se doivent d’intervenir en Palestine …"

Le secrétaire la Ligue arabe àl’époque était Azzam Pasha, un homme moins diplomate et plus candide que les autres, n’ayant pas la patience d’être poli et d’utiliser un langage châtié. A une conférence de presse au Caire, le jour de l’indépendance d’Israë l, il a fait cette déclaration, reprise le jour suivant par le New York Times : "l’intervention des Arabes a pour but de restaurer l’ordre et la loi. Ce sera une guerre d’extermination et un massacre inédit dont on parlera comme on parle des Croisades ou des massacres de Mongolie"

La Ligue arabe a continué às’opposer àla paix après la création de l’état d’Israë l en 1948.

 le 15 juillet 1948, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 54, appelant àl’arrêt de l’agression arabe : "Prenant en considération que le gouvernement provisoire d’Israë l

a accepté le principe de prolonger la trêve en Palestine, que les états membres de la Ligue arabe ont rejeté les appels successifs du médiateur des Nations Unies, que le Conseil de Sécurité dans sa résolution 53 du 7/7/48 pour prolonger la trêve (cessez-le-feu) en Palestine, et que par la suite les hostilités ont été reprises…"

 en octobre 1949, elle déclare que toute négociation d’un pays arabe avec Israë l est une violation de l’article 18 de sa constitution

 en avril 1950, elle appelle àla rupture des relations avec tout pays arabe qui s’engagerait dans des relations avec Israë l et elle interdit àses membres des négociations unilatérales (1)

 en mars 1979, l’Egypte est exclue de la Ligue arabe depuis la date de sa signature d’un traité de paix avec Israë l (rétroactivement)

 en mars 2002, le Ligue arabe déclare àBeyrouth, au summum des attaques suicides palestiniennes : "Nous, rois, présidents, émirs des pays arabes réunis en Conseil au sommet… avons mené une analyse profonde du développement de la situation et des défis… liés àla région arabe, plus spécifiquement, les territoires palestiniens occupés. Avec une grande fierté, nous avons suivi l’intifada du peuple palestinien et sa résistance vaillante… Nous lui adressons nos vÅ“ux de fierté et d’honneur pour sa ténacité et sa valeureuse intifada contre l’occupation israélienne et sa machine de guerre destructrice…"

La Ligue arabe s’est systématiquement opposée aux efforts de paix et les a bloqués pendant plus de 67 ans. La Ligue arabe est dans un état de "guerre déclarée" contre Israë l. Or aujourd’hui le Département d’Etat considère que cette organisation peut contribuer àla paix au Moyen Orient.


Note de www.nuitdorient.com>

(1) Un "triple non" a été proféré, par la Ligue arabe àKhartoum, en septembre 1967, après la proposition du gouvernement israélien de rendre tous les territoires qui venaient d’être placés sous administration israélienne, après la Guerre de Six jours.

"Non àla reconnaissance d’Israë l - Non àla négociation – Non àla conclusion d’une paix avec lui".