Bandeau
DESINFOS.COM
Slogan du site

Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit
pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël

une lettre au Médiateur de FR2
Gérard CHEMLA
Article mis en ligne le 16 novembre 2004

Je viens d’écouter l’interview d’Arlette Chabot sur radio J, concernant l’affaire du petit Mohammed et, malgré mon respect pour cette grande professionnelle je dois dire que suis resté sur ma faim.

En effet un film allemand prouvant que les tirs provenaient d’une position palestinienne passé àla télé allemande, a été jugé sans intérêt par FR2. J’ai été l’un des premiers àréclamer la diffusion de ce film et je dois rappeler que le refus de FR2 continue de laisser planer un doute sérieux sur l’accusation de tirs israéliens du reportage de Charles Enderlin " Ce qui semblait être l’évidence au moment de l’incident" ( selon les dires de Madame Chabot). Souvent dans vos reportages vous prenez prétexte de la rapidité avec laquelle vous devez traiter l’information pour expliquer l’introduction d’erreurs. Mais depuis quatre ans vous avez pu vous rendre compte que cette information avait été traitée trop rapidement, puisque d’après Madame Chabot " On ne sait pas aujourd’hui qui a tiré". Il vous appartient d’amener plus d’éclairage sur le sujet et de faire-part plus clairement àvos téléspectateurs de votre sentiment d’aujourd’hui.

N’oubliez pas que ces images qui ont incité àdiaboliser Israë l, ont fait le tour du monde, continuent de tuer au nom de l’enfant martyr "Mohamed" et sont àl’origine de nombreuses attaques antisémites en France. Votre pouvoir de formation d’opinion entraîne une très grande responsabilité sur certains faits graves, qui ne semblent pas en être directement liés.

Par ailleurs vous attaquez en justice l’agence de la Mena (qui pourtant est reconnue comme bien informée par de grands leaders politiques français) pour une hypothèse qui vous paraît improbable. C’est votre droit, mais il me semble que, par cette action vous continuez àlaisser planer le doute, car cela me donne, personnellement, le sentiment que vous manquez d’arguments. Plutôt que de mener des actions en justice toujours néfastes et coà»teuses, je vous propose de démontrer votre bonne foi par un débat ouvert sur votre chaîne, entre la Mena et vous, et après la diffusion du film allemand, que j’ai mentionné ci-dessus. Cela permettra aux téléspectateurs de réviser leur opinion, sans avoir àjustifier votre précipitation àcondamner sans preuves tangibles.

Je voudrais également revenir sur les images du journal du 10 novembre, dont vous avez fait mention sur votre chaîne le samedi 13 novembre. J’ai retenu que Charles Enderlin " n’aurait pas diffusé ces images qui relèvent de la responsabilité de la rédaction de Paris". Vous avez reconnu que les images du"sourire" de Sharon, n’avait rien àvoir avec l’agonie du chef palestinien. Par ailleurs il a été porté la preuve que les images des religieux qui dansent ont été filmées par l’agence Reuter le 25 octobre, c’est àdire avant l’annonce de l’agonie d’Arafat. Il s’agit donc de commentaires décidés par votre rédaction, qui ont, peut- être pour but de faire du sensationnel. Mais ils attisent aussi la haine, en continuant de montrer une image négative d’Israë l, et vous apporter le confort de rester ainsi dans l’ambiance journalistique française de nos jours très majoritairement anti-israélienne. Nous, téléspectateurs, pourrions, également vous attaquer en justice pour, usage de faux, mais je continue de penser que rien ne vaut un débat pour faire prendre conscience àchacun des effets de sa propre responsabilité.

Puisque vous faites souvent référence de la Déontologie, qui habite, votre métier, il vous appartient de faire méa culpa, officiellement dans votre journal télévisé de 20 heures, en démentant votre commentaire tendancieux. C’est la crédibilité de la chaîne publique, que vous, en tant que médiateur, vous voulez défendre àtous prix, qui serait compromise sérieusement. Sans aucune action de votre part il serait clair pour ceux qui ont été choqués, comme moi, par vos images, de n’accorder plus aucun crédit àvos informations et àle faire savoir le plus largement que possible.