Leïla Chahid : "Les médecins n’ont pas démenti. Il n’y a pas de preuves de toxines particulières mais il y a des toxines qu’on ne retrouve pas dans les corps des malades (sic). Ca restera quelque chose qui accompagnera la légende du président Arafat." . "C’est tout à fait possible qu’ils l’aient empoisonné puisqu’ils en ont empoisonné d’autres.(sic)" Lire à ce propos : Un état absolument stable - Par Sami El Soudi © Metula News Agency
Leïla Chahid, la déléguée générale de Palestine en France, a déclaré dimanche sur la radio privée Europe 1 qu’il est "tout à fait possible" que le président palestinien Yasser Arafat, décédé le 11 novembre, ait été empoisonné.
S’exprimant pour la première fois depuis le décès de Yasser Arafat, la déléguée palestinienne a déclaré : "C’est tout à fait possible qu’ils l’aient empoisonné puisqu’ils en ont empoisonné d’autres. Je ne peux pas vous dire que, médicalement, nous en ayons les preuves", a ajouté la déléguée.
"Les médecins n’ont pas démenti. Il n’y a pas de preuves de toxines particulières mais il y a des toxines qu’on ne retrouve pas dans les corps des malades, a déclaré Leïla Chahid. Ca restera quelque chose qui accompagnera la légende du président Arafat."
La déléguée a souligné que pour les Palestiniens la thèse de l’empoisonnement "n’est pas seulement une rumeur. C’est une conviction profonde, très logique. Les Israéliens ont essayé de se débarasser de Yasser Arafat depuis l’arrivée de Sharon au pouvoir", a-t-elle rappelé.
Aujourd’hui encore, a-t-elle dit, "il n’y a toujours pas de diagnostic". "Les médecins n’ont confirmé que ce qu’on voyait, les symptômes. Les examens médicaux ne peuvent pas tout révéler".
Elle a déclaré qu’il n’était "absolument pas question" de demander un nouveau communiqué médical. "Le dossier a été remis à sa famille et nous respectons la loi française", a-t-elle dit. "Je ne vous dirai pas ce que nous demanderons à son épouse", a-t-elle ajouté de façon sibylline ;
Agence France-Presse
14 - 11 - 200