Avec le Printemps arabe, resurgissent les livres interdits et maudits
Giulio Meotti | Adapté par Danilette
Article mis en ligne le 22 juillet 2011
Rome. Un proverbe circule dans le monde arabe : "les livres sont écrits au Caire, publiés à Beyrouth et lus à Bagdad". Ce qui sort des librairies d’Égypte influence tout le Moyen-Orient (75 % des livres arabes viennent du Caire). Pourtant, depuis toujours, il existe une censure totalitaire en Égypte. En 1955, pour que la traduction en arabe de la Divine Comédie soit publiée, on a demandé à l’éditeur d’exclure de l’Enfer les versets relatifs à Mahomet. Même Naguib Mahfouz, le fondateur de la littérature arabe moderne, a été censuré par l’orthodoxie islamique.