Disciple de Levinas, le rabbin philosophe et écrivain Marc-Alain Ouaknin livre son sentiment sur le film de Joann Sfar.
« L’Å“uvre d’art, disait le philosophe Alain, ne relève pas de la catégorie de l’utile. Si l’on veut juger de sa valeur, on doit donc se demander non à quoi elle peut servir, mais de quel automatisme de pensée elle nous délivre. » En ce sens Le chat du rabbin constitue une formidable Å“uvre d’art, car ici, l’intelligence, l’humour et l’esthétique nous délivrent de manière radicale d’un ensemble de préjugés néfastes, sur Dieu et la religion, la supériorité des religions les unes par rapports aux autres, et sur la simplicité des sentiments.
Le Chat du Rabbin, « une leçon de tolérance »
Marc-Alain Ouaknin | Le Figaro
Article mis en ligne le 13 juin 2011