Un bateau doit quitter Marseille le 18 juin au nom d’un engagement citoyen. Il ne va pas sillonner la Méditerranée à la recherche de migrants en perdition à secourir avant que leurs embarcations surchargées ne chavirent. Il ne va pas faire route vers le Japon ou Haïti, pour apporter de l’aide à des populations courageuses mais éprouvées. Il ne va pas se diriger vers la côte syrienne pour apporter un témoignage de solidarité à une population victime d’une répression féroce. Il ne va pas apporter aux enfants égyptiens une aide pourtant nécessaire : l’IRIN (1) nous a appris la gravité du retard de croissance qui les affecte. Le taux de prévalence de ce retard chez l’enfant de 0 à 5 ans, lié à la malnutrition de la mère et de l’enfant, est de 29 en Egypte.
Ne pas se faire mener en bateau
Huguette Chomski Magnis © Primo
Article mis en ligne le 9 juin 2011