Des responsables des services de sécurité ont exprimé hier la crainte que les forces de Tsahal soient désormais obligées de manifester une présence permanente le long de la frontière syrienne qui pourrait devenir le lieu de manifestations et d’affrontements réguliers, comme à Bilin.
Pas moins de trois bataillons, auxquels se sont joints la brigade cynophile de Tsahal et de nombreux policiers, ont lutté hier pour empêcher les manifestants de s’introduire en Israë l. C’est là un prix lourd à payer en termes de déploiement de forces. Des responsables du commandement militaire de la région nord estiment que le secteur, devenu un symbole pour les Syriens, continuera à être le lieu de manifestations.
Selon un responsable militaire, Israë l tente d’adresser, par l’intermédiaire de la force des Nations-Unies, des messages à la Syrie afin qu’elle empêche les manifestants de se rendre dans le secteur. « Ces messages ont été adressés avant les événements. Soit les Syriens ont perdu le contrôle de la situation le long de la frontière, soit, ce qui semble être le cas, il s’agit d’une provocation délibérée dont le but est de détourner l’attention des événements internes en Syrie  », a déclaré ce responsable.