Selon les journaux arabes Al-Hayat et A-Sharq al-Awsat, les services de sécurité égyptiens seraient à la recherche de 400 militants d’Al-Qaïda, soupçonnés d’avoir attaqué à plusieurs reprises des bases et des avant-postes égyptiens dans la partie égyptienne de Rafah et à El-Arich, et de préparer d’autres attentats terroristes dans le Sinaï.
« Les Egyptiens ont a du mal à faire respecter leur souveraineté dans le Sinaï  », a déclaré hier Binyamin Netanyahu, lors d’une intervention devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense. « Les organisations terroristes sont actives dans le Sinaï et le Hamas se renforce en Egypte : il a délocalisé ses activités vers l’Egypte suite aux événements en Syrie  », a ajouté le Premier ministre. Netanyahu a également évoqué l’ouverture du poste-frontière de Rafah depuis samedi dernier, disant qu’il s’agit là d’une « évolution inquiétante  » puisque « aujourd’hui, il s’agit de laisser passer des personnes, demain, ça pourrait être des marchandises voire d’autres choses  ».
Israë l pour sa part exerce des pressions sur l’Egypte pour que celle-ci prenne le contrôle du Sinaï, et l’a autorisée même à introduire un bataillon dans la péninsule.
Par ailleurs, les renseignements égyptiens sont parvenus à la conclusion que c’est le Hamas qui est responsable des deux explosions du gazoduc du Sinaï qui reliait l’Egypte à Israë l, et non pas des bandes de bédouins comme on pensait jusqu’à présent en Israë l.