Boker Tov amis auditeurs de Radio J, à la veille du soixante-troisième anniversaire de l’indépendance, le bureau national des statistiques a publié, comme chaque année, une mise à jour des données démographiques de l’Etat d’Israë l. La population israélienne comprend aujourd’hui 7.746.000 habitants, dont 5.837.000 juifs, 1.587.000 arabes et 322.000 Olim qui ne sont pas convertis à ce jour. La minorité arabe n’augmente pas depuis plusieurs années, et reste aux alentours de 20%.
Cette année 178.000 enfants ont vu le jour en Israë l et 24.500 nouveaux immigrants ont fait leur alya. Le taux de mortalité en Israë l étant parmi les plus faibles au monde, la balance démographique est largement excédentaire et permet à Israë l d’augmenter sa population d’environ 130.000 âmes.
Le bureau des statistiques reconnait l’existence de 7500 personnes dont le statut n’est défini et qui semblent être des immigrants illégaux ou des réfugiés venus de pays africains.
D’autres changements importants dans le paysage humain israélien sont à noter. Par exemple la proportion entre les Tzabarim, nés en Israë l, et ceux qui sont nés à l’étranger est aujourd’hui de 70%, alors qu’au moment de l’indépendance ils ne représentaient que 35%.
En 1948, il n’y avait en Israë l qu’une seule ville de plus 100.000 habitants, Tel-Aviv, et en 2011 Israë l possède 14 villes de plus de 100.000 habitants dont 6 ont dépassé les 200.000 âmes : Jérusalem, Tel-Aviv, Haifa, Rishon le Tsion, Ashdod et Petah Tikva.
Cette croissance et ce développement en soixante-trois ans sont sans précédent dans l’histoire des nations et forcent l’admiration. On ne peut qu’être fier du chemin parcouru depuis les débuts du mouvement sioniste et l’arrivée des premiers pionniers sur une terre aride et dans un environnement hostile.
Cependant, il serait dangereux et irresponsable de se complaire dans un sentiment d’auto-satisfaction, car l’Etat d’Israë l doit encore faire face à de nombreux défis.
J’en citerai trois, qui me semblent déterminants pour l’avenir du peuple juif :
– le premier est la reconnaissance de notre droit à la souveraineté sur la terre d’Israë l par nos voisins, dans des frontières sà »res. Les prochains mois sont une étape critique dans la réalisation de cet objectif.
– Le second défi est le défi social, car l’impressionnant développement économique ne doit pas nous faire oublier qu’il existe encore en Israë l des zones de pauvreté et de détresse. La solidarité et le soutien aux personnes en difficulté doit rester une priorité de la société israélienne, afin de ne pas sombrer dans un misérabilisme, inutile et hasardeux.
– Le troisième défi est le défi moral, car le sionisme n’est pas seulement un mouvement politique, mais la continuation du judaïsme et la préservation de ses valeurs par d’autres moyens. La crise de confiance envers le politique et ses représentants ne doit pas nous faire oublier ce but essentiel du sionisme.