Après presque quatre années de division, les dirigeants du Fatah et du Hamas ont signé hier un accord de réconciliation. Cette signature n’a pas de conséquences immédiates sur le terrain. A présent doivent commencer de longues négociations entre les représentants des deux organisations dans le but de mettre en œuvre cette accord : former un gouvernement d’union nationale formé d’experts et à la tête duquel sera nommée une personnalité indépendante ; organiser d’ici un an des élections présidentielles, législatives et au Conseil nationale de l’OLP.
La cérémonie d’hier a été retardée à cause notamment du souhait de Khaled Mashal, chef du bureau politique du Hamas, qui a demandé à s’exprimer lors de l’événement, ce à quoi s’est opposé le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas. Après une heure et demie de disputes, Khaled Mashal a dà » se contenter d’un discours plus cours que celui de Mahmud Abbas, mais c’est lui qui a fait les titres en exprimant des positions modérées, si on les compare aux positions traditionnelles du Hamas.
Selon Mashal, le Hamas souhaite « resserrer les rangs pour qu’il n’y ait qu’une seule autorité palestinienne, une structure unique et une décision unique pour réaliser l’objectif national commun : un Etat palestinien souverain en Cisjordanie et à Gaza, sans aucun colon et sans renoncer au moindre centimètre de terre ni au droit au retour  ». Mashal a appelé à la mise en place d’une stratégie unique qui obligera Israë l à se retirer des terres palestiniennes.
Khaled Mashal avait déjà dit par le passé que le Hamas accepterait la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967, mais ne l’avait pas défini comme un "objectif national commun"  ». Il a ajouté que le Hamas est prêt à payer n’importe quel prix pour la réconciliation et que la seule lutte de l’organisation est face à Israë l. Selon lui, bien que les pourparlers avec Israë l durent depuis de nombreuses années, le Hamas est prêt à laisser une nouvelle chance aux négociations Mahmud Abbas s’en est lui pris à Israë l et à sa décision de suspendre les transferts de fonds à l’Autorité palestinienne, Dans son discours, il s’est focalisé sur le Premier ministre Netanyahu affirmant que celui-ci doit choisir entre la paix et les colonies.