De plus en plus de voix appellent à une union entre Fatah et Hamas. Au lendemain des déclarations du président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), qui s’est dit prêt à se rendre dans la bande de Gaza pour promouvoir la mise en place d’un gouvernement d’union nationale avec le Hamas, des manifestants dans la bande de Gaza ont appelé eux aussi à la fin de la division.
En attendant, Israë l fait pression dans le sens inverse et a, pour cela, entamé des contacts avec le gouvernement américain et les principaux pays de l’Union européenne afin que ceux-ci pressent Abou Mazen de ne pas créer un gouvernement avec le Hamas en vue des élections en Cisjordanie et à Gaza. Dans une interview accordée hier à la chaîne CNN, le Premier ministre Netanyahu s’est dit fermement opposé au projet d’union de Mahmud Abbas et a indiqué qu’une telle démarche ne permettra pas de faire avancer le processus de paix.
« A présent ils parlent d’union nationale avec le Hamas qui appelle à nous exterminer. Comment peut-on être à la fois pour la paix avec Israë l et pour la paix avec le Hamas qui veut nous anéantir ?  », s’est interrogé M. Netanyahu.
Au bureau du Premier ministre on se refuse pour l’heure à dire si la création d’un gouvernement palestinien d’union nationale entraînera des sanctions israéliennes contre l’Autorité palestinienne ou la suspension de la coopération entre les services de sécurité. Selon les conseillers du Premier ministre, l’essentiel de l’action israélienne se fera dans les prochains jours au niveau diplomatique.
L’appel à l’union nationale lancé par Mahmud Abbas est en fait une réaction aux manifestations au cours desquelles des jeunes, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, ont appelé à la réconciliation entre Hamas et Fatah. Ces manifestations ont donné lieu à une réaction hésitante de l’organisation islamique qui a déclaré dans un communiqué : « La direction du Hamas débattra des efforts concrets pour accepter le président et mettre fin à la division  ».