Quelque chose se passe en moment sur le plan diplomatique : mais quoi ? Netanyahu reste flou sur ses intentions. Moshe Yaalon et Beni Begin sont satisfaits de son instruction au Parquet d’agir pour régulariser la construction dans la plupart des implantations où les maisons de colons n’ont pas été construites sur des terres privées. En clair : approuver la construction qui a été menée il y a longtemps.
On peut se douter qu’Ehud Barak et Dan Méridor n’ont pas aimé ça, mais en même temps, ils pouvaient se féliciter de l’engagement de l’Etat auprès de la Cour suprême que tout ce qui a été construit sur des terres privées serait détruit.
A la veille de décisions diplomatiques difficiles, Binyamin Netanyahu souhaite calmer l’atmosphère. Envers l’opinion publique en Israë l, mais aussi envers des gouvernements amis à l’étranger qui font pression sur lui pour qu’il présente un plan diplomatique.
C’était le cas également hier. D’un côté, il promet devant les caméras que le Jourdain sera, à tout le moins, la frontière sécuritaire d’Israë l, et de l’autre, il critique la « politique du prix à payer  » qu’exigent les colons extrémistes d’une population palestinienne modérée.
Binyamin Netanyahu, et dans une certaine mesure une partie des ministres du Forum des sept, explorent différentes idées. L’une d’elles est celle de Mofaz, qui propose un Etat palestinien permanent dans des frontières temporaires. Mais d’autres plans et cartes ont également été acheminés ces derniers temps vers le bureau du premier ministre. Il semblerait que leurs auteurs restent discrets à ce sujet car ils ont compris que ces plans ont une chance uniquement s’ils sont présentés comme une initiative américaine. Netanyahu doit se rendre à la Maison Blanche et convaincre Obama : là encore, rien n’est joué d’avance.