La pression américaine pour qu’Israë l reprenne les négociations avec les Palestiniens ne cesse de s’accroître et ce week-end, le Premier ministre Netanyahu a eu droit à une allusion supplémentaire quant à ce que souhaite le président Obama. « Notre engagement envers la sécurité d’Israë l reste intact mais il ne faut pas avoir peur de nouvelles opportunités  », a déclaré le président lors d’une réunion de donateurs démocrates à Miami. Binyamin Netanyahu est conscient de la pression diplomatique internationale et sait qu’il doit avancer autant que possible son « discours de Bar Ilan 2  », dans lequel il présentera son plan détaillé.
Le scénario d’un discours anticipé se heurte néanmoins à une série d’obstacles. Tout d’abord, son plan diplomatique n’est pas encore clair. Certes, le Premier ministre a commencé à préparer un plan à l’adresse des Américains, dont les composantes essentielles sont la création d’un Etat palestinien dans des frontières temporaires tout en s’engageant à poursuivre les négociations avec les palestiniens sur un accord définitif. Des sources bien informées des relations entre Israë l et les Etats-Unis estiment cependant « qu’il n’est pas du tout sà »r que la Maison Blanche accepte ce plan, et le fait que Netanyahu l’ait présenté comme un plan israélien le voue à l’échec : les Palestiniens ont déjà fait savoir qu’ils le rejetteraient  ».
Un obstacle supplémentaire auquel est confronté ce discours concerne la rencontre avec le président Obama. Netanyahu sait qu’il ne peut pas se rendre à Washington sans rencontrer le président, or une telle rencontre, vu les relations complexes entre les deux dirigeants et l’absence d’un plan diplomatique reste encore incertaine.
A la veille de la reprise des négociations, il semblerait que Netanyahu soit obligé de faire une série de gestes supplémentaires, comme un retrait partiel des territoires situés en zone B, et se mettre d’accord avec les Américains concernant les limites qui seront imposées à la construction dans les colonies.
Autre compte à rebours diplomatique auquel Israë l doit faire face : la rencontre du Quartette prévue dans une semaine et demie à Bruxelles. A Jérusalem on craint que le Quartette réponde positivement à la demande palestinienne qui exige de nouveaux paramètres de négociations plus radicaux que par le passé, comme notamment l’affirmation selon laquelle les frontières de 1967 constituent la base des frontières de l’Etat palestinien. Ce mercredi, les représentants du Quartette viendront en Israë l et rencontreront l’émissaire israélien pour le processus de paix, Yitzhak Molho.