Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a adressé aux ministères une proposition de décision qu’il a l’intention de soumettre prochainement au vote du gouvernement. Cette proposition prévoit qu’Israë l adopte les sanctions internationales contre l’Iran – tel que les ont appliquées les Etats-Unis, l’Union européenne et d’autres pays – grâce à une législation appropriée, des instructions ministérielles et la mobilisation de tous les secteurs économiques concernés en Israë l.
Le ministère des Affaires étrangères a l’intention, par la suite, de mener une démarche pour hâter l’adoption de sanctions supplémentaires contre l’Iran. Les responsables politiques et militaires israéliens estiment en effet que Téhéran veut profiter des remous au Moyen-Orient pour accélérer sa course à l’obtention de l’arme nucléaire.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, Israë l n’a adopté à ce jour aucune décision explicite concernant l’application des sanctions internationales qui ont été prononcées contre l’Iran. S’en suit une situation absurde dans laquelle Israë l pousse depuis des années le monde à prendre des sanctions contre l’Iran mais ne peut lui-même appliquer les sanctions qui ont déjà été adoptées. Cela ne concerne pas, évidemment, les relations commerciales directes entre Israë l et l’Iran, qui sont inexistantes, mais ses sanctions qu’Israë l est censé appliquer aux entreprises qui commerceraient avec l’Iran et des nombreuses autres mesures adoptées par le Conseil de sécurité.