Lorsque Natan Sharansky publia son livre Plaidoyer pour la démocratie peu après l’invasion de l’Irak par les États-Unis, il suscita un débat sur la démocratisation du monde arabe. Le Président Bush tomba amoureux du livre et le recommanda à ses associés. L’idée que la démocratie n’est pas incompatible avec la culture arabe et qu’elle serait à même de contribuer à la paix au Proche-Orient constituait un argument idéal pour justifier l’invasion d’un pays arabe où les armes de destruction massive sont toujours introuvables. Mais la question de savoir si la démocratie peut prendre racine dans un pays arabe était à la fois complexe et pertinente à l’époque. Aujourd’hui, la réponse à cette question est d’une importance primordiale.
Un État peut-il être arabe et démocratique ?
Par Emmanuel Navon pour © 2011 www.aschkel.info
Article mis en ligne le 22 février 2011