L’annonce par 15 pays africains de leur décision, en juillet 2002 à Durban* (Afrique du Sud), lors du sommet de l’Union africaine, de présenter et soutenir la candidature de Tripoli a convaincu la majorité de l’électorat. En effet, 33 des 53 États membres de la commission ont donné leurs voix à la candidature libyenne, contre trois votes contre et 17 abstentions. La Libye a été élue à la présidence de la Commission :
Mme Najat Al-Hajjaji, ambassadeur de Libye auprès des Nations unies à Genève, a été élue, le 20 janvier 2003, à Genève, à la présidence de la Commission des droits de l'homme (CDH) des Nations unies, à la majorité des voix, à l'issue d'un vote demandé par les Etats-Unis, opposés à ce choix. Elle présidera, du 17 mars au 25 avril 2003, la 59e session de la Commission. La Commission compte 53 Etats membres. La Libye a officiellement salué cette élection qualifiée de "victoire éclatante".
"Je suis un très grand défenseur des droits de l’homme, c’est tout ce que j’ai voulu faire dans ma vie: la promotion des droits de l’homme dans mon pays et partout dans le monde", déclare-t-elle, radieuse, dans la belle villa au bord du Léman qui est le siège de la mission libyenne.
Lorsqu’on fait valoir que son pays est plutôt réputé pour ses violations flagrantes des droits de l’homme, Mme Al-Ajjaji proteste: "Je conteste fermement cette affirmation. Il y a peut-être des policiers en Libye qui donnent parfois des gifles à des détenus dans les commissariats. Aucun pays n’est complètement innocent, mais je le répète: il n’y a pas de violation systématique des droits de l’homme en Libye". Et pour avoir raison de toute incrédulité, elle enchaîne: â€Il suffit de consulter les dossiers de la Commission des droits de l’homme ces dix dernières années. Vous verrez que la Libye n’a été que très rarement critiquée, alors que les Américains l’ont été à chaque ordre du jour de chaque sessionâ€. [Le Monde, Paris, 23 janvier 2003]
Interrogé le 27 janvier 2003 par la chaîne de télévision France 3, Dominique de Villepin, ministre français des affaires étrangères, a répondu aux critiques dont la France a fait l’objet pour n’avoir pas voté contre l’élection de la Libye à la présidence de la commission:
â€Nous avons décidé, dans le cadre de l’Union européenne, que nous avions le choix soit de la rupture avec la Libye, soit de prendre acte du chemin effectué par ce pays, en particulier depuis les attentats du 11 septembre [2001], et de l’encourager [...]. Nous tentons de trouver les moyens d’un dialogueâ€.]
*La Déclaration de Durban et du Programme d'action
La Conférence d'examen examinera les progrès réalisés et évaluer la mise en Å“uvre de la Déclaration de Durban et du Programme d'Action (DDPA). Adoptée par consensus à la Conférence mondiale 2001 contre le racisme (CMCR) à Durban, Afrique du Sud, la DDPA est une approche globale, axée sur le document d'action qui propose des mesures concrètes pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance. Il est holistique dans sa vision, aborde un large éventail de questions, et contient des recommandations d'envergure loin et des mesures pratiques,
Durban doit être considéré comme une nouvelle approche.
LA LIBYE PRÉSIDE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU .
Le soutien des populations à la lutte du peuple palestinien. Le malheur du peuple palestinien, la condamnation du sionisme, la reconnaissance de l'esclavage et du colonialisme, sont entrés sur le devant de la scène et ont mobilisé la rue ainsi que le forum des O.N.G.pendant toute la durée de la conférence de Durban.