Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a réagi hier aux propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a menacé de conquérir la Galilée. Dans un discours prononcé devant la Conférence des présidents d’organisations juives américaines, M. Netanyahu a déclaré : « Nasrallah a déclaré aujourd’hui qu’il conquerrait la Galilée. J’ai du nouveau à vous annoncer : Cela n’arrivera pas.
Que tous ceux qui se cachent dans leur bunker restent dans leur bunker et que personne ne questionne la capacité d’Israë l à se défendre  ». « Nous avons une armée forte et un peuple uni. Nous souhaitons la paix avec tous nos voisins, mais Tsahal est prêt à défendre Israë l face à tous nos ennemis  », a ajouté le Premier ministre.
Plus tôt dans la soirée, Hassan Nasrallah a menacé de s’en prendre aux officiers et aux commandants de Tsahal. Dans un discours prononcé lors d’une cérémonie à la mémoire des « soldats de la résistance  » dont Imad Mughnieh qui a été tué il y a trois ans à Damas, il a déclaré : « Je dis aux commandant et aux généraux sionistes : Où que vous alliez dans le monde, partout et tout le temps, prenez garde, car le sang d’Imad Mughnieh n’a pas été versé en vain  ».
Au rassemblement d’hier était présent Sami Shihab, l’activiste du Hezbollah qui a profité des émeutes pour fuir la prison égyptienne où il était détenu.
Par ailleurs, hier on a entendu une déclaration sans précédent de la part d’un ministre jordanien depuis la signature de l’accord de paix entre la Jordanie et Israë l. Le nouveau ministre jordanien de la Justice, Hussein Mjalli, a qualifié Israë l de « pays ennemi et Etat terroriste  ». Dans une interview au journal al-Arab al-Youm, le ministre jordanien a déclaré : « Israë l est un Etat terroriste qui chaque jour détruit et dévaste. Cela explique la position israélienne concernant la libération du soldat jordanien Ahmed Daqamseh  », faisant référence à son appel en faveur de la libération du soldat qui, en 1997, a tué sept jeunes filles israéliennes à Naharayim. Le ministre jordanien a indiqué qu’il s’agit là de son opinion personnelle et non de celle du gouvernement jordanien.