Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) a accepté hier la démission des ministres du gouvernement de Salam Fayyad et le gouvernement a été dissous hier lors du conseil des ministres. L’objectif de cette démarche est semble-t-il de redorer l’image de l’Autorité palestinienne après les fuites de documents liés aux pourparlers israélo-palestiniens et leur publication sur al-Jazira et après la révolution en Egypte.
Mahmud Abbas était en effet considéré comme un des plus proches alliés du président Moubarak. Hier, Abou Mazen a félicité le peuple égyptien tout en mettant en garde : « Nul ne sait qui sera le prochain  ».
Le président de l’Autorité palestinienne a chargé Salam Fayyad de former un nouveau gouvernement qui, selon l’agence de presse Maan, devrait compter au moins sept nouveaux ministres. Selon de hauts responsables palestiniens, Salam Fayyad a l’intention de nommer des ministres issus de tous les partis membres de l’OLP, des personnalités originaires de la bande de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem-est, ainsi que des universitaires et des représentants du monde associatif. Le nouveau gouvernement sera proclamé d’ici dix à quinze jours.
Hier, Mahmud Abbas a également décidé de dissoudre l’équipe d’assistance aux négociations de l’OLP que dirigeait Saë b Erekat. Cette décision a été prise suite à des informations selon lesquelles la fuite des centaines de documents révélés par al-Jazira proviendrait de cette équipe. Suite à l’implication présumée de son équipe dans les fuites, Saë b Erekat a annoncé en fin de semaine dernière qu’il démissionnait de ses fonctions et assumait l’entière responsabilité de ces dysfonctionnements. Pour l’heure, on ignore si Abou Mazen acceptera la démission d’Erekat, mais celui-ci s’est dit décidé à quitter ses fonctions.