La Grèce a décidé de rehausser le rang du représentant palestinien à Athènes à celui d’ambassadeur. Il ne s’agit que d’un geste symbolique mais qui revêt une signification particulière vu le rapprochement entre Israë l et la Grèce ces derniers mois. Les Grecs n’ont cependant pas décidé d’accorder à la délégation palestinienne le statut d’ambassade comme l’ont fait d’autres pays européens comme l’Espagne, la France, l’Irlande et le Portugal.
L’ambassadeur d’Israë l à Athènes a demandé des éclaircissements au ministère grec des Affaires étrangères et il lui a été dit que les Palestiniens ont exercé une forte pression, et ont affirmé que, du fait de son alliance stratégique avec Israë l, la Grèce a délaissé son soutien traditionnel au peuple palestinien. Les Grecs ont cependant fait savoir aux Palestiniens qu’ils ne reconnaîtront pas l’Etat palestinien tant que celui-ci n’existera pas et qu’ils attendront de voir les résultats des pourparlers avec Israë l.
Par ailleurs, le parlement néerlandais a adopté il y a quelques jours une décision selon laquelle il ne reconnaîtra pas un Etat palestinien déclaré unilatéralement mais reconnaît l’Etat d’Israë l comme Etat juif. C’est ce qu’a annoncé le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Uri Rosenthal, qui effectue ces jours-ci une visite en Israë l et a prononcé hier un discours dans le cadre de la Conférence d’Herzliya. « Aucun pays de l’Union européenne ne nie le droit d’Israë l à exister, et aucun ne le fera. En tant que néerlandais, nous rejetons la délégitimation qui est faite d’Israë l et j’appelle d’autres représentants de l’Union européenne à la rejeter eux aussi  », a déclaré M. Rosenthal.
Au ministère des Affaires étrangères on s’est félicité de la de la décision du parlement néerlandais. « C’est une décision pleine de bon sens  », a déclaré le porte-parole du ministère, Yigal Palmor.