Le Contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, a lâché hier une bombe : Dans un bref communiqué, il a publié un résumé de ses conclusions dans l’affaire des terrains que s’est approprié le futur chef d’état-major, Yoav Galant, dans la localité d’Amikam.
Le Contrôleur établit que Galant n’a pas dit la vérité aux autorités. Le Contrôleur a remis avant-hier ses conclusions au conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, qui, d’ici mardi, devra décider s’il défend la nomination de Yoav Galant dans le cadre du recours engagé par le Mouvement Vert devant la Cour suprême. Galant n’a quant à lui pas l’intention de renoncer. Lors de conversations avec des proches, il s’est dit convaincu qu’il sera nommé chef d’état-major et prouvera qu’il n’a pas menti.
Le Contrôleur de l’Etat a mentionné deux cas dans lesquels le général Galant n’a pas dit la vérité : une déposition devant le tribunal de Hadéra et une lettre adressée à la Direction générale des terres. Le Contrôleur a également établi que Galant a effectivement pris illégalement possession de 2,8 hectares de terrain pendant près de quatre ans et a utilisé un terrain public pour y tracer une voie d’accès privée.
Yehuda Weinstein débattra en début de semaine prochaine avec les hauts responsables du parquet du rapport du Contrôleur. Dans les milieux juridiques on estime qu’il demandera ensuite au gouvernement de transmettre ce rapport à la commission Turkel afin qu’elle réexamine cette nomination qu’elle a déjà approuvée. L’autre possibilité, moins probable, est que Weinstein annonce mardi à la Cour suprême qu’il ne souhaite pas représenter le général Galant dans le cadre du recours. Enfin, la troisième possibilité est qu’il continue à défendre la nomination devant la Cour suprême s’il estime que ces nouveaux éléments ne devraient pas empêcher la nomination. Dans ce cas, la décision reviendrait à la Cour suprême.