Le nouveau chef des renseignements militaires, Aviv Kokhavi, a déclaré hier, devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, qu’une guerre civile au Liban « est possible, même si le Hezbollah essaiera pour l’heure de l’éviter  ». Selon lui, les intérêts économiques et touristiques n’empêcheront pas le déclenchement d’une guerre civile, à cause du poids et de la force des idéologies en présence.
Pour le général Kokhavi, il n’est pas évident que le Hezbollah cherche aujourd’hui à prendre directement le contrôle du Liban, car il comprend que cela va à l’encontre de ses intérêts et que la force à des limites, comme l’a constaté le Hamas dans la bande de Gaza. Le Hezbollah, a-t-il affirmé, veut avoir de l’influence mais ne souhaite pas être officiellement responsable.
Concernant la situation en Egypte, le chef des renseignements militaires a estimé que la stabilité du pouvoir n’est, pour l’instant, pas compromise, car les Frères Musulmans ne sont pas suffisamment organisés pour prendre le pouvoir.
Evoquant le dossier du nucléaire iranien, le général Kokavi a déclaré : « A partir du moment où le dirigeant iranien en donnera l’ordre, les Iraniens sont capable d’obtenir la bombe nucléaire en un an ou deux. La question n’est pas : quand l’Iran aura-t-il la bombe ? mais dans combien de temps le dirigeant iranien décidera-t-il de provoquer la crise et donnera l’ordre d’enrichir l’uranium à 90 %  ».
Il a toutefois indiqué qu’une telle décision ne devrait pas être prise au cours de l’année à venir, à cause des conséquences économiques pour la population et de la crainte d’une offensive militaire qui font craindre au régime pour sa stabilité.