La vraie réponse à la question « Avons-nous un partenaire ?  » ne se trouve pas dans les documents publiés par al-Jazira mais dans les rues de Cisjordanie. Si le calme olympien qui y régnait encore hier se poursuit, cela signifie que l’Autorité palestinienne d’Abou Mazen et de Salam Fayyad est véritablement souveraine et que sa politique a le soutien d’une majorité de la population. La Cisjordanie n’est pas la Tunisie.
La nouveauté de ces documents n’est pas dans les détails mais dans le tableau général qu’ils décrivent. Leur quantité indique que les dirigeants palestiniens souhaitaient sérieusement parvenir à un accord global. Il n’y a pas eu de bluff, ni de la part des Palestiniens ni de la part des Israéliens. Les positions étaient encore éloignées, mais ceux qui affirment qu’il s’agit d’une distance insurmontable se trompent.
Si on parvient un jour à un accord, il sera probablement proche de la carte qui a été publiée. Ce qui empêche un accord ce n’est pas seulement l’écart entre les positions minimales des deux camps. Le principal obstacle, du côté palestinien est la peur de la signature. En effet, les Palestiniens disent beaucoup de choses quand ils sont assis à la table des négociations, mais lorsque le moment de signer arrive, ils prennent peur et s’enfuient. Du côté israélien, le principal obstacle est la peur du prix à payer. Les discours sont beaux, les promesses immenses, mais derrière tout cela il n’y a pas de véritable volonté, surement pas sous le gouvernement de droite actuel. Le gouvernement souhaite des pourparlers mais ne croit pas en un accord.