Le président Mahmoud Abbas met en garde : une révolution populaire pourrait suivre l’échec des pourparlers de paix entre Israë l et l’Autorité palestinienne. Dans une interview avec le réseau arabe al-Jazeera, Abbas a prédit « des répercussions graves" dans tout le Moyen-Orient si le processus de paix échoue.
Abbas est au Caire pour une réunion lundi avec le président égyptien Hosni Moubarak, selon le Jerusalem Post. Les dirigeants devraient discuter des progrès des pourparlers de paix et des efforts pour une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies condamnant les implantations israéliennes en Cisjordanie.
Il a déclaré sur Al-Jazira que l’ Autorité Palestinienne n’a pas dans ses projets une confrontation militaire avec Israë l. Mais il a dit que l’échec à la table des négociations serait suivie d’une colère populaire.
M. Abbas a également rejeté le plan de déclarer l’indépendance de sa propre initiative.
Les négociateurs palestiniens cherchent un État fondé sur les frontières d’Israë l de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Le gouvernement de M. Benyamin Nétanyahou n’est pas disposé à renoncer à Jérusalem et semble être poussé à un échange de territoire qui permettrait aux implantations de faire partie d’Israë l.
Rappelons que, contrairement aux déclarations de Mahmoud Abbas, la "feuille de route" a toujours prôné un développement négocié par étapes, remettant les questions déterminantes comme Jérusalem et les "réfugiés" au moment d’un accord final, sans conditions préalables, telles qu’Abbas les a, seul, institué à partir de 2010. Tous les accords définitifs proposés par Israë l, par Ehud Barak, à Camp David et Taba, en juillet 2000 et mars 2001, ont été unilatéralement refusés par Yasser Arafat, déclenchant déjà une précédente seconde Intifada, que Mahmoud Abbas, lui-même, a reconnu être un échec et mené à l’impasse, pour reprendre le flambeau en 2004, au décès de son chef.
Même Yossi Beilin proposait l’édification d’une capitale palestinienne à Abou Dis, en banlieue Est de Jérusalem, assortie de compensation pour les "réfugiés", ayant droit de rejoindre les territoires autonomes. Ce plan date d’avant l’assassinat d’Itshak Rabin, en 1995. Autrement dit, Abbas "noie le poisson dans l’eau" : il ne saurait y avoir de "négociation" en prétendant que des points ont déjà été "accepté". Si jamais ils l’avaient été, encore eà »t-il fallu ne pas manquer le rendez-vous.
Gad