L’accord de coalition qui a été signé en une nuit entre le nouveau groupe parlementaire, Atzmaout, et le Likoud, a éveillé les soupçons de certains responsables travaillistes et de nombreuses personnalités politiques.
Au sein du parti de travailliste, de Kadima et même du Likoud, on est convaincu que le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le Premier ministre Binyamin Netanyahu, auraient conclu un accord supplémentaire, secret, entre eux, selon lequel le nouveau groupe parlementaire de Barak s’intégrera comme une antenne au sein du Likoud, et bénéficiera même de « sièges réservés  » sur la liste électorale que le Likoud présentera en vue des prochaines élections. De plus, cet accord prévoirait que si Netanyahu formait le prochain gouvernement, Barak serait de nouveau nommé ministre de la Défense.
Les allégations quant à l’existence de cet accord secret sont parvenues aux oreilles du président de la commission parlementaire du Contrôle de l’Etat, le député Yoë l Hasson de Kadima. Celui-ci a adressé une lettre virulente au Premier ministre dans laquelle il lui exige de rendre publiques ses ententes secrètes avec Barak, si celles-ci existent.
Quant au parti travailliste, une nouvelle scission en son sein a été évitée, pour l’heure, après que les quatre députés « rebelles  », Amir Peretz, Eitan Cabel, Daniel Ben-Simon et Raleb Majadleh, aient décidé de rester à ce stade au parti afin d’essayer de le réhabiliter. Toutefois, ces quatre députés ont posé des conditions très claires à leur maintien au sein du parti : empêcher la nomination de Binyamin Ben-Eliezer comme président ad intérim du parti ; la tenue de nouvelles élections aux institutions du parti ; l’élaboration de nouveaux statuts ; et, en particulier, l’assurance d’une pleine coopération entre eux et les ministres démissionnaires, Yitzhak Herzog, Binyamin Ben-Elizer et Avishaï Braverman.
En effet, les trois ministères démissionnaires se trouvent dans une position défavorisée : ils seront obligés de réconcilier les rebelles car sans eux, le parti travailliste s’effondrera de façon définitive.