La Russie et Israë l ont convenu hier que la visite historique du président russe, Dmitri Medvedev, à Jérusalem serait reportée à cause du mouvement social mené par les agents du ministère des Affaires étrangères, ces derniers ayant menacé de troubler la visite. Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui a beaucoup fait pour que cette visite ait lieu, a fait part de sa colère et n’a pas l’intention de négocier avec les agents tant que le mouvement social se poursuivra.
« S’il le faut, la visite de la chancelière allemande, à la fin du mois, se fera sans eux  », a déclaré un haut responsable du ministère. En début de semaine, les agents du ministère des Affaires étrangères avaient fait part de leur intention de saboter la visite du président russe et avaient annoncé qu’ils ne participeraient pas aux préparatifs. Ils avaient aussi adressé des messages en ce sens à l’ambassade de Russie en Israë l et à la presse russophone, pour s’assurer que l’information parvienne à Moscou.
Les Russes ont alors compris qu’ils risquaient un incident diplomatique qui mettrait le président Medvedev dans l’embarras et ont décidé, d’un commun accord avec M. Liberman, de reporter la visite à une date ultérieure. Hier, devant la commission des affaires étrangères de la Knesset, le Premier ministre Netanyahu a évoqué l’annulation de la visite et l’a qualifiée de « dommage stratégique causé aux relations étrangères d’Israë l  ». Malgré ces propos quelque peu excessifs, M. Netanyahu n’a pas l’intention d’intervenir dans le conflit social