Le nombre d’attentats terroristes et de victimes d’attentats a été, en 2010, le plus bas depuis le déclenchement de la deuxième Intifada en 2000. C’est ce qui ressort du rapport annuel publié hier par le Shabak. Le nombre de roquettes et d’obus de mortier tirés à partir de la bande de Gaza vers Israë l a lui aussi été le plus faible depuis 2005. Neuf personnes, civils et membres des forces de sécurité, ont été tuées cette année dans des attentats et vingt-huit personnes ont été blessées.
Sur l’ensemble de l’année, on a recensé 150 tirs de roquettes et d’obus mortiers vers Israë l contre 569 en 2009. Ces derniers mois on constate cependant une augmentation constante des tirs par rapport au début de l’année. Au mois de décembre, par exemple, il y a eu 36 tirs.
Malgré ce calme relatif, au Shabak on souligne que le Hamas poursuit le renforcement de ses capacités militaires grâce à la contrebande d’armes plus modernes que par le passé par les tunnels de Rafah. Selon le Shabak, le désert du Sinaï est aujourd’hui « l’arrière-cour  » des organisations terroristes dans la bande de Gaza et on a pu le voir lors des deux cas de tir de roquettes vers la ville d’Eilat.
Selon le Shabak, le Hamas a introduit cette année dans la bande de Gaza des centaines de roquettes d’une portée allant de vingt à quarante kilomètres, un millier d’obus de mortier, plusieurs dizaines de missiles antichars et plusieurs tonnes d’explosifs.
455 attentats ont été commis cette année en Cisjordanie. Mis à part quelques dizaines d’attentats à l’arme à feu ou à l’explosif, la plupart des cas sont ce que le Shabak appelle des actes de « terrorisme populaire  » comme les jets de cocktails Molotov qui représentent 88 % de ces attentats./.