Les avantages dont jouissent les assassins du Hamas dans les prisons israéliennes tranchent douloureusement avec le black-out total imposé au jeune Guilad Shalit détenu depuis plus de quatre ans et demi dans les geôles du mouvement terroriste.
Après les révélations mercredi dans le quotidien « Maariv  », montrant des terroristes fêter en prison le 23e anniversaire de la création du Hamas, des députés à la Knesset, choqués par ces images indécentes, ont décidé de prendre les choses en main. Yariv Levine (Likoud), Président de la Commission parlementaire de la Knesset, a écrit au Premier ministre, au ministre de la Justice et à celui de la Sécurité Intérieure, leur demandant de faire avancer sans délai une proposition de loi visant à limiter les nombreux droits et avantages de ces terroristes.
Cette proposition de loi avait été déposée il y déjà un certain temps par Levine, et contient entre autres la possibilité d’interdire des visites de la famille, la poursuite d’études secondaires ou universitaire, la télévision, Internet, les téléphones portables et autres avantages dont profitent ces individus de la pire espèce, au frais du contribuable israélien, naturellement. Mais depuis le mois de mai, le texte, pourtant adopté en lecture préliminaire, est pour le moment bloquée par le gouvernement sur la table de la Commission Parlementaire des Affaires Etrangères et de la Défense.
Yariv Levine écrit notamment dans sa lettre : « Les festivités organisées par ces terroristes dans la prison sont tout simplement scandaleuses, et constituent un affront pour l’Etat d’Israë l et surtout pour les familles de victimes innocentes de ces assassins.
Alors que Guilad Shalit croupit dans une geôle du Hamas sans avoir même le droit à une visite de la Croix-Rouge et sans que l’on sache quel est son état de santé physique ou mentale, ces assassins du Hamas vivent dans des prisons ‘cinq étoiles’ en Israë l ». Et de se demander avec ironie « s’ils ne vivent pas encore mieux dans les prisons israéliennes que chez eux  » !! « Faire adopter cette loi mettre fin à une situation absurde et inadmissible  », conclut Levine.
De son côté, Dany Danon (Likoud), s’est lui-aussi adressé au Premier ministre, et lui a demandé de faire avancer une autre proposition de loi, encore plus restrictive que celle de Levine : « Il faut leur parler dans la langue qu’ils comprennent  », estime Danon.