... Dans une déclaration au terme de ses entretiens avec le président Sarkozy, le président al-Assad a parlé, en réponse à une question sur le Liban et les bons-offices syro-saoudiens, de l’existence depuis des mois d’une coordination franco-saoudienne et d’une autre syro-française, mais non d’une initiative. A une question sur ce qu’on a annoncé en Israë l concernant la publication d’une loi impliquant l’organisation d’un référendum sur le retrait israélien des territoires occupés, le président al-Assad a commencé par exprimer l’appréciation envers la position de la France à cet égard, affirmant qu’Israë l joue, dans ce cadre, le rôle du voleur qui a pris ce qui n’est pas sa propriété et qui cherche à le vendre au marché des voleurs . "Ceci est logiquement, juridiquement et moralement inadmissible", a-t-il insisté...
Et au sujet du processus de paix dans la région, le président al-Assad a indiqué qu’une initiative américaine a pris mouvement depuis des mois sur les deux axes syrien et palestinien, mais que jusqu’à présent il n’y a rien de réel à ce sujet. "Que doit-on faire, blâmer le parrain ? On ne saurait blâmer le parrain avant de blâmer les parties essentielles", a-t-il poursuivi, ajoutant qu’en effet, il existe une partie arabe disposée à la paix et une partie israélienne inexistante réellement au processus de paix "c’est ce que nous appelons l’absence du partenaire ou le partenaire imaginaire", a-t-il précisé.
"Nous avons encouragé les Français à se mouvoir davantage surtout après la désignation de M. jean Claude Cousseran comme émissaire pour le processus de paix, que j’allais rencontrer. On verra s’il se trouve un certain horizon bien que les espoirs sont faibles. Nous en Syrie nous demeurons optimistes, mais cet optimisme n’occulte pas la vérité que la situation est plus mauvaise au moins au niveau du processus de paix", a expliqué le président al-Assad.