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J’accuse... ! Lettre ouverte àMonsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations-Unies
Haïm Ouizemann- Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele
Article mis en ligne le 8 décembre 2010

Cette lettre, dans le contexte de mépris auquel est confronté Israë l, se veut avant tout un réquisitoire pour le rétablissement de la vérité et de la justice. Israë l, le « capitaine Dreyfus » du Moyen-Orient et du monde, ne cesse d’être le bouc-émissaire de tous les maux et, de victime, est devenu pour la majorité des Nations, le bourreau. Nous ne pouvons accepter qu’un tel état de fait puisse perdurer.
Source : http://www.aschkel.info/article-j-accuse-lettre-ouverte-a-monsieur-ban-ki-moon-secretaire-general-des-nations-unies-par-haim-ouizemann-62583087.html

J’ACCUSE… !

Monsieur Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations-Unies,

Qu’il me soit permis, eu égard àla singulière et suprême responsabilité qui vous échoit, celle de l’instauration et du maintien de la paix universelle, de vous exhorter àne point ménager vos efforts afin que s’accomplisse la mission des Nations Unies d’encourager « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion » (Art. 1 Charte des Nations unies). Le peuple juif n’oublie point le rôle majeur de l’Organisation des Nations Unies dans le vote en faveur d’un état juif aux côtés d’un état arabe le 29 novembre 1947 et l’intégration du tout jeune d’Israë l en son sein le 11 mai 1949. Or, il s’est développé, depuis, un antisionisme et un antisémitisme qui rappellent le début du siècle dernier et frappent aveuglément l’Etat hébreu et ses citoyens juifs. Israë l, nouveau « Dreyfus » du monde, demande justice pour àjamais bannir et abolir ce cancer qui attaque votre honorable institution.
J’accuse les conclusions du rapport Goldstone, de cautionner de la manière la plus partiale qui soit le mouvement terroriste Hamas et dénoncer Israë l comme étant la principale cause du déclenchement de l’opération « Plomb Durci », jetant le discrédit et la honte sur l’Organisation des Nations Unies. Comment Israë l, ce peuple « tison tiré du feu » (Zach. 3, 2) épris de paix, se retrouve-t-il une fois encore sur le banc des accusés, alors que, s’ils ne firent que très peu de victimes, les missiles du Hamas (plus de 530 au total) ne cessèrent de s’abattre pendant trois semaines consécutives sur Sederot, Ashkelon, Ashdod et Beer Sheva, porteurs de mort et de destruction ?
J’accuse ce rapport qui restera comme une tache dans l’histoire des Nations-Unies. Le droit naturel d’autodéfense est reconnu àchaque nation en vertu de l’article 51 (chapitre 7) de la Charte des Nations- Unies. Or, une étude s’appuyant sur les principes de neutralité et d’impartialité aurait dà» prouver le bien-fondé du droit d’Israë l àrépondre àl’offensive du groupe terroriste Hamas et de ses pairs (Jihad Islamique, Brigades des Martyrs d’Al Aqsa, etc…) qui ne cessèrent d’attaquer Israë l parallèlement àla deuxième Intifada (déclenchée en septembre 2000), et ce jusqu’au début de l’opération « Plomb Durci », contredisant, par delàmême, les grands principes des fondateurs des Nations-Unies, et brisant le peu de confiance qu’il nous restait àl’égard des Nations-Unies dont le rôle modérateur a été une nouvelle fois bafoué.


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele


J’accuse cette machination vouée àdélégitimer et àdiaboliser l’Etat d’Israë l. L’extrême précipitation de votre assentiment aux fausses conclusions de ce rapport infâme, sans l’esprit critique qui incombe pourtant àvotre fonction de Secrétaire des Nations-Unies, ne peut laisser indifférent notre peuple d’Israë l qui aspire depuis la nuit des temps àl’éradication de l’iniquité et àl’édification d’un monde empli de justice où les droits fondamentaux qu’il sied àchaque homme de mériter seraient enfin respectés. Notre peuple, fidèle au principe du respect de la vie de l’homme créé àl’image de D.ieu, n’a de cesse, àtravers l’Etat d’Israë l, de réaliser la double promesse, celle de l’éducation ouverte àtous et àtoutes sans ségrégation et celle du prophète Isaïe (2, 4) : « ceux-ci alors de leurs glaives forgeront des socs de charrue et de leurs lances des serpettes ; un peuple ne tirera plus l’épée contre un autre peuple, et on n’apprendra plus l’art des combats ». Pour preuve, l’adoption par l’Assemblée générale, en 2007, de l’initiative d’Israë l d’aide aux pays pauvres où sévissent la sécheresse et la faim, dans le cadre de l’ambitieux programme onusien « Objectifs de Développement du Millénium », àla très large unanimité (118 voix pour et 29 abstentions, aucune voix contre)- fait unique dans les annales de l’Onu. L’objectif de la proposition israélienne consiste, grâce au développement de la technologie dans le domaine agricole, àréduire la famine d’ici 2015. L’universalité de notre mission ne doit donc point vous échapper. Le sionisme, aujourd’hui la cible privilégiée des Nations-Unies, s’est toujours voulu, au-delàde son aspiration àlibérer le peuple d’Israë l de l’humiliation millénaire dont il fut victime, une lumière pour tous les êtres humains habitant cette planète, en accomplissant par son action d’aide aux nations du monde, sans distinction aucune, la bénédiction abrahamique que vous n’êtes point sans ignorer : « Et les familles de la terre seront bénies par toi » (Gen. 12, 3). Je vous rappelle la part essentielle d’Israë l dans ce domaine, que ce soit àHaïti àla suite du séisme du 12 janvier 2010 ; en Turquie lors du tremblement de terre de 1999, àla demande pressante, le 18 aoà»t 1999, du Ministre des Affaires Etrangères turc Ahmet Oguelu ; en Thaïlande lors de l’écrasement d’un avion àl’atterrissage àPhuket le 16 septembre 2007 - Israë l prodigua son aide àtous les pays qui le souhaitèrent, dont l’Iran, sur la demande expresse de son ambassadeur ; en Thaïlande, Sri Lanka et Indonésie lors du tsunami dévastateur du 26 décembre 2004 ; ou ailleurs, sans compter les aides discrètes accordées aux populations des pays n’ayant aucune relation diplomatique avec Israë l, ne regardant que la détresse humaine où qu’elle soit.
J’accuse vos propos selon lesquels « L’Organisation des Nations Unies continuera d’appuyer les efforts déployés àl’échelle internationale pour mettre un terme àl’occupation qui a débuté il y a 40 ans et pour trouver une solution prévoyant l’existence de deux États » (Pretoria 9 mai 2007) d’être une falsification de l’Histoire. A quelle occupation faites-vous allusion ? Ces territoires, annexés par les forces jordaniennes (1948) sans nulle opposition de la part des Nations-Unies, sont passés sous contrôle israélien consécutivement àl’offensive armée des pays arabes, retournant ainsi àleur juste propriétaire historique, conformément aux décisions de la Conférence de San Remo (1920) qui n’ont rien perdu de leur force juridique sur le plan international, puisque non abrogées en réunion plénière.
J’accuse l’Organisation des nations-Unies de célébrer chaque année àla date du 29 novembre (date anniversaire du plan de partage de la Palestine) la « Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien », selon la décision de l’Assemblée Générale de l’ONU du 2 décembre 1977 (résolution 32/40 B), du 12 décembre 1979 (résolution 34/65 D), sans oublier ses résolutions ultérieures sur la question de la Palestine. Cette date a été retenue « en raison de sa signification particulière pour le peuple palestinien », car « Jusqu’àprésent, des deux États qui devaient être créés en application de cette résolution, seul celui d’Israë l a vu le jour. » Cette journée de commémoration veut attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait que « la question de Palestine n’est toujours pas réglée et que le peuple palestinien reste privé des droits inaliénables que lui a reconnus l’Assemblée générale, àsavoir le droit àl’autodétermination sans ingérence extérieure, le droit àl’indépendance et àla souveraineté nationales et le droit de retourner dans ses foyers et de récupérer ses biens ». Cette célébration ne tient donc aucun compte du fait que, si l’état arabe qui devait naître aux côtés de l’état israélien n’a toujours pas vu le jour, soixante-trois ans après la décision de l’ONU, c’est àcause du refus constant et répété des nations arabes et, en premier lieu, des Palestiniens eux-mêmes de reconnaître un état non-arabe dans la région. Ce front du refus a-t-il jamais été dénoncé par votre honorable institution ? L’ONU a-t-elle jamais organisé une journée semblable de solidarité envers le peuple juif vivant en Israë l, soumis dès le premier instant qui suivit la décision du 29 novembre 1947, àdes attaques répétées et incessantes, auxquelles succéda, dans l’heure qui suivit le départ des Anglais, le 15 mai 1948, l’attaque de cinq états arabes ? A-t-elle jamais pris la peine d’organiser, sous son égide, des conférences et débats parallèles expliquant la position israélienne ?
J’accuse l’Organisation des Nations-Unies de manquer àsa mission historique, celle même dont rêvèrent Eléonor Roosevelt et René Cassin, le rédacteur emblématique de la « Déclaration des Droits de l’Homme » qui, outre leur soutien en faveur de la cause sioniste, n’auraient, sans l’ombre d’un doute, aucunement cautionné cette déviation dommageable, entamant chaque jour un peu plus, la mission de paix qui est vôtre, àlaquelle Å“uvrèrent sans faillir ses fondateurs.


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele


J’accuse la complaisance et le mutisme de votre Organisation, complice du terrorisme arabe et du révisionnisme négationniste palestinien. Comment Abbou Mazen, auteur d’une thèse de doctorat établissant les liens entre sionisme et nazisme de 1933 à1945, jouit-il d’une légitime représentation dénommée « la Palestine » au sein de l’Onu et d’un libre passer, alors même que ce dernier, non content de désavouer le caractère juif de l’Etat d’Israë l, s’évertue de surcroît ànier son existence ?


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele


J’accuse le soutien inconditionnel que vous portez pour la cause de l’Autorité palestinienne dont la Charte antisioniste et antisémite, adoptée en 1964, donc avant même que ne soit soulevé le problème des territoires de Judée-Samarie, et amendée en 1968, après la guerre des Six-Jours, déclare le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israë l « nuls et non avenus » (article 19) ; le but de la libération de la Palestine, qui est de « purifier » le pays de toute présence sioniste (article 15) ; les Juifs comme n’étant « ni un peuple, ni une nation » (article 20)… Etant donné qu’il n’y a pas eu àce jour de nouvelle Charte approuvée et votée par le Parlement palestinien sur les propositions amendées par Yasser Arafat, la charte initiale de 1968 est toujours en vigueur. Or, celle-ci appelle àl’institution d’un état palestinien partisan de l’idée d’un état « Judenrein », épuré ethniquement (article 15). Comment la très noble Organisation des Nations-Unies, qui elle-même reconnut l’idée d’un état juif aux côtés d’un état arabe (plan de partage de la Palestine - Résolution 181), concilie-t-elle son soutien àune entité s’appuyant sur des thèses (« Ã©puration ethnique », article 15) en vigueur pendant la Shoa, avec l’événement historique du 27 janvier 2005 (session extraordinaire du Conseil de Sécurité àl’occasion des soixante ans de la Libération des camps de la mort) ? Ce conseil fut suivi chaque année par la Journée internationale de commémoration en souvenir des victimes de la Shoah. Vous-même avez déclaré que « Les survivants de l’Holocauste ne seront pas avec nous pour toujours, mais l’histoire de leur survie doit se perpétuer ». Comment l’Organisation des Nations-Unies concilie-t-elle son soutien àcette entité qui nie l’existence même du peuple juif en tant que nation (« les Juifs ne sont ni un peuple, ni une nation », article 15) alors que l’Ex-Secrétaire Général des Nations-Unies, Koffi Annan, décréta, lors du « DPI seminar on anti-Semitism » (21 Juin 2004) : « The rise of anti-Semitism anywhere is a threat to people everywhere. Thus, in fighting anti-Semitism, we fight for the future of all humanity » (« la recrudescence de l’antisémitisme constitue partout une menace en tout lieu… C’est pourquoi, combattre l’antisémitisme équivaut àsauvegarder l’avenir de l’humanité entière »).
J’accuse l’Organisation des Nations Unies de participer àla dé-légitimation de l’Etat d’Israë l et, de la sorte, de se rendre coupable de bafouer les droits de l’homme (alors que l’état d’Israë l est le seul état démocratique respectant les droits de l’homme de la région, le nombre d’accusations portées àson encontre dépasse de beaucoup celles portées contre des états bafouant publiquement ces droits) et d’avoir invité àmaintes reprises le Président d’Iran Ahmadinejad non seulement en son hémicycle (19-9-2006 ; 23-9-2010) mais aussi àGenève, lors de la conférence Durban II, le 20-4-2009, où il fut reçu avec tous les honneurs d’un grand homme d’Etat. Comment conciliez-vous ces « visites » avec la Charte des Nations-Unies (« Nous, membres des Nations-Unies, résolus àproclamer ànouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites… » (Préambule) ; « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir àla menace ou àl’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies » Article 2) ?


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele


J’accuse l’Organisation des Nations-Unies de faire montre d’indifférence, de bienveillance et de complicité àl’égard de nations arabes signataires de la charte arabe des droits de l’homme (1994) (négociée sous l’égide de la Ligue arabe et ratifiée en janvier 2008) comme l’Algérie, l’Arabie Saoudite, la Tunisie, le Yémen, y compris l’Egypte, qui, siégeant au sein de la plus haute Organisation mondiale, se font un honneur d’adhérer àl’idée, que l’on croyait pourtant révolue, que « le racisme et le sionisme… sont deux formes d’atteinte aux droits de l’homme et… menacent la paix mondiale » (préambule). L’indifférence des Nations-Unies, leur bienveillance, leur complicité àl’égard de nations arabes signataires de la charte arabe des droits de l’homme sont tout aussi scandaleuses àl’égard de nations africaines qui au nom de la liberté et de la dignité « s’engagent àéliminer le sionisme » au même titre que « le colonialisme, le néocolonialisme, l’apartheid » (Préambule de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples). Quel lien peut-il y avoir entre le sionisme, mouvement de retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, avec le colonialisme sous toutes ses formes, où un peuple vient spolier la terre d’un autre peuple ? Le seul mot de « Juif », dont la signification est : « Judéen » ne marque-t-il pas son appartenance àl’antique terre de Judée ? Celui d’« Israélite », ne contient-il pas tout l’amour du peuple d’Israë l pour sa terre ? Or, comment des nations antisionistes, voire antisémites, peuvent-elles non seulement siéger àl’ONU, la plus haute institution mondiale, mais aussi user du droit de vote contre Israë l ? Ce fait déplorable est, il me semble, en totale contradiction avec le dessein des premiers fondateurs des Nations-Unies, alors que la Résolution 1339 abolit celle de 1995, assimilant le sionisme au racisme. L’histoire jugera de votre volonté àbannir de ces deux chartes racistes et antisémites, cette assimilation entre sionisme et apartheid dans un état où les droits des minorités sont respectés. Je ne peux que vous rappeler, en tant que citoyen d’Israë l, que ce principe d’amour, de respect et de dignité de l’Autre est inscrit au cÅ“ur même de la Déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israë l : « Il (l’état Israë l) assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques àtous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d’éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l’inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies ».


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele


J’accuse l’Organisation des Nations-Unies de vouloir faire perdurer le problème des réfugiés palestiniens. Alors qu’en effet tous les refugiés du monde relèvent du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) enregistrant un succès certain, les réfugiés palestiniens, soutenus par l’UNRWA bénéficient d’un statut particulier favorisant de fait le processus d’éternisation des camps de réfugiés, transformant ainsi la question de leur réhabilitation dans un pays tiers insoluble.


Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele