Pour Kieran Prendergast, sous-secrétaire général de l’Onu, cette situation traduit un manque de volonté politique de s’engager dans de véritables réformes.
Ses propos étaient toutefois en retrait par rapport à la sévérité de ceux tenus le 14 juillet par l’émissaire de l’Onu pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, qui avait mis en cause devant le Conseil de sécurité le président palestinien pour ses efforts de réforme insuffisants.
Furieux, des responsables palestiniens avaient alors menacé d’interdire à Roed-Larsen de se rendre dans les territoires.
Mercredi, Prendergast a estimé que la mise en oeuvre des réformes sécuritaires réclamées par la communauté internationale "continue d’être lente, et pour une large part superficielle".
"Ceci ne peut pas s’expliquer par autre chose que par un manque de volonté politique pour progresser sur cette voie", a-t-il ajouté.
Bien qu’Arafat ait accepté fin juillet de donner à son Premier ministre, Ahmed Koreï, tout pouvoir sur les services de sécurité relevant jusque-là du ministère de l’Intérieur, "l’autorité et le contrôle ultimes sur l’ensemble de l’appareil de sécurité palestinien demeure [l’apanage du] Conseil national de sécurité, présidé par Yasser Arafat", a ajouté le diplomate onusien.