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Le FATAH’ ou "Ouverture" en Arabe… : toujours ; "Non, Non, Non, Non, Non, Non, Non et Non !"
Par Khaled Abou Toameh, journaliste palestinien - Jerusalem Post | Traduit par Albert Soued, pour www.nuitdorient.com
Article mis en ligne le 2 décembre 2010

Le groupe du Fatah’ soutenu par l’Occident vient de conclure sa 5ème Convention àRamallah, avec une série de déclarations qui empêchent en fait le président Mahmoud Abbas de parvenir àun quelconque accord avec Israë l comportant des compromis. Le Conseil Révolutionnaire du Fatah’ incluant une centaine d’officiels du parti Fatah’ a dit NON àtoute proposition ou idée qui aurait pu ouvrir la voie àun quelconque règlement entre Israë l et les Palestiniens.

NON àla reconnaissance d’Israë l comme un état Juif.

NON àune solution qui installerait un état Palestinien avec des frontières provisoires

NON àun échange de territoires entre Israë l et les Palestiniens

NON àla reprise des négociations, sans qu’Israë l ne gèle la construction dans les implantations et àJérusalem est

NON àune entente entre Israë l et les Etats-Unis sur l’avenir du processus de paix

NON àla livraison d’armes américaines àIsraë l

NON àla reconnaissance de l’importance de sens pour les Juifs du Mur Occidental

NON àla nouvelle loi israélienne demandant un référendum avant tout retrait de Jérusalem ou du Golan.

Avec une telle position, on voit mal comment on peut avancer dans les pourparlers de paix, si jamais ils reprennent. En fait, ce que le Fatah’ est en train de clamer, c’est qu’Israë l doit accepter les demandes palestiniennes à100%, s’il recherche la paix.

C’est le seul OUI que peut offrir le Fatah’ !

Cette déclaration ne surprend guère, car c’était l’attitude constante de ce groupe, même au début d’Oslo en 1993, et le Fatah’ a toujours été cohérent dans la définition de sa politique (1) et ses positions n’ont pas changé d’un iota en 2 décennies.

Mais le problème n’est pas le Fatah’, le problème c’est l’ignorance permanente et continue des positions du Fatah’ par les gouvernements de l’Occident. Les médias internationaux sont également àblâmer, car ils ont ignoré ou minimisé les déclarations de ceux qu’on appelait "modérés de Cisjordanie". Même s’il le voulait, àla lumière de cette déclaration du Fatah’, Abbas ne peut faire aucune concession.

Et le message envoyé àtous les Palestiniens, c’est que personne n’a mandat pour parvenir àun accord avec Israë l qui ne satisfasse toutes les exigences énoncées. C’est la raison pour laquelle le communiqué a été publié en arabe dans les médias contrôlés par le Fatah’, afin d’être sà»r que chaque mot du message soit lu et bien compris.

Abbas a soutenu cette déclaration bien sà»r, jurant qu’il ne ferait aucun compromis sur aucun des droits Palestiniens. Il serait condamné comme un traitre s’il osait faire une quelconque concession sur tous les sujets sensibles, comme le statut de Jérusalem ou le "droit au retour" des réfugiés. C’est pour la même raison que son prédécesseur, Yasser Arafat, a toujours refusé d’accepter, moins de 100% de ses exigences àCamp David en 2000. Abbas sait que la rue arabe et islamique n’est pas encore prête àaccepter une solution incluant des concessions significatives àIsraë l.

Les Palestiniens ont 2 pouvoirs qui veulent les 100% : le Fatah’ qui dit exiger 100% des territoires conquis en 1967, et le H’amas qui exige 100% de toute la Palestine mandataire, y compris le territoire d’Israë l !

C’est triste àdire, il n’y a pas de 3ème groupe prêt au compromis et le communiqué final résonne comme un cri de guerre plutôt qu’une déclaration politique, d’autant qu’il se termine par cette phrase "la Révolution jusqu’àla victoire, jusqu’àla victoire, jusqu’àla victoire !"

Dans cette partie du monde, il est très important d’écouter ce que disent les gens dans leur propre langue – et pas seulement le texte en anglais destiné aux gouvernements occidentaux et aux journalistes.


Note de la Traduction

(1) Ce qui n’est pas le cas des gouvernements d’Israë l, très ambigus ou versatiles quant àleurs objectifs. Et c’est le cas de groupuscules utopistes qui ne cessaient de clamer "la paix maintenant", alors que des Palestiniens éliminaient par attentat-suicide des milliers d’Israéliens pendant plus de 5 ans.