54 % des Israéliens sont favorables à ce qu’une déclaration d’allégeance à l’Etat d’Israë l comme Etat démocratique, juif et sioniste soit une condition préalable au droit de vote aux élections législatives. C’est ce qui ressort de l’« indice de la démocratie  » publié hier par l’Institut israélien pour la démocratie (IDI). 62 % de la population juive est favorable à une telle déclaration d’allégeance.
A la question : Lequel des deux éléments de la définition de l’Etat, juif et démocratique, est le plus important pour vous ? 43 % des personnes interrogées, Juifs et Arabes, ont répondu que ces deux éléments ont une importance égale, 31 % ont répondu que l’aspect juif est le plus important et 20 % ont répondu que l’aspect démocratique est le plus important. Si on examine uniquement les réponses des sondés juifs, 48 % d’entre eux ont répondu que les deux éléments ont une importance égale, 32 % donnent plus d’importance à l’aspect juif et 17 % à l’aspect démocratique.
Pour le professeur de sciences politiques Tamar Herman, membre de l’IDI, les résultats de ce sondage montrent que « la fracture la plus problématique au sein de la société israélienne, sur le plan de la démocratie, est la fracture entre Juifs et Arabes. Il existe en Israë l d’autres fractures, qui sont les mêmes que dans tous les autres pays, mais cette fracture-ci est particulièrement flagrante et c’est celle qui jette le plus d’ombre sur le caractère démocratique de l’Etat d’Israë l  ».
Toujours selon ce sondage, 46 % des Juifs israéliens n’aimeraient pas avoir des Arabes pour voisins, 39 % n’aimeraient pas avoir des travailleurs étrangers ou des malades psychiatriques en réinsertion sociale pour voisins. De leur côté, 70 % des Arabes israéliens ne voudraient pas vivre à côté d’un couple homosexuel et 67 % ne voudraient pas être les voisins de Juifs ultra-orthodoxes.
62 % des Juifs estiment que tant qu’Israë l est en conflit avec les Palestiniens, on ne peut prendre en compte l’opinion des citoyens arabes sur les questions diplomatiques et de défense. 55 % d’entre eux estiment acceptable que l’Etat accorde des budgets plus importants aux localités juives qu’aux localités arabes, 70 % s’opposent à la nomination de plus d’Arabes à des fonctions à la tête de l’Etat, 67 % s’opposent à l’entrée de partis arabes et de ministres arabes au gouvernement et 67 % ne souhaitent pas qu’on permette aux proches parents des citoyens arabes de venir en Israë l au titre du regroupement familial, que ces proches soient de Gaza, de Cisjordanie ou d’autres pays arabes.
Tsahal est l’institution israélienne qui bénéficie le plus de la confiance des Israéliens. 81 % ont exprimé leur confiance en l’armée contre 79 % l’année dernière et 71 % il y a deux ans.
Les hommes politiques ne jouissent eux que de peu de confiance : 39 % des personnes interrogées ont exprimé leur confiance dans le Premier ministre, contre 35 % l’année dernière et 17 % il y a deux ans. 33 % font confiance aux ministres et seulement 25 % font confiance aux partis. Le président Shimon Pérès à de quoi se réjouir puisque 70 % des Israéliens lui accordent leur confiance.