Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a annoncé hier la nomination de Tamir Pardo à la tête du Mossad, au terme d’un mandat de huit ans du général de réserve Meïr Dagan. Pardo, qui réintégrera le service après l’avoir quitté il y a plus d’un an suite à des désaccords avec Dagan, est un agent expérimenté dans le domaine opérationnel qui a travaillé plus de 25 ans au Mossad.
Agent de renseignements hautement apprécié, T. Pardo a participé à des dizaines d’opérations secrètes à l’étranger dans le cadre des activités des différents services opérationnels du Mossad. Dans un communiqué publié hier par le cabinet du Premier ministre, il est indiqué que Netanyahu estime que Tamir Pardo bénéficie « d’une riche expérience de dizaines d’années au sein du Mossad  » et qu’il est convaincu que T. Pardo « est la bonne personne pour diriger cette organisation dans les prochaines années  ». Le ministre de la Défense Ehud Barak a également félicité Tamir Pardo, indiquant qu’il s’agit « d’un professionnel jouissant d’une très riche expérience et qui mérite beaucoup cette fonction  ».
Tamir Pardo, 57 ans, est entré au Mossad en 1980 et a rempli en son sein un large éventail de fonctions opérationnelles. Depuis 1988, il a occupé des postes de direction dans les différents départements opérationnels dont Neviot (Keshet), qui est responsable, selon des sources étrangères, d’opérations d’infiltration dans des sites à l’étranger pour y planter des appareils d’écoute ou de photographie.
En 1998, Pardo se voit nommer à la tête du département des opérations, un poste qu’il occupe pendant quatre ans. De 2002 à 2006 il siège comme l’adjoint de Meïr Dagan, avant d’être attaché à l’état-major de Tsahal pour jouer un rôle dans ses opérations spéciales, jusqu’en 2007. Il reprend ensuite la fonction d’adjoint au chef du Mossad, qu’il remplit jusqu’en 2009.
Tamir Pardo possède des diplômes de mathématiques et de physique, de sciences politiques et d’histoire. Lors de son service militaire il a été officier de communication au sein de l’unité d’élite de l’état-major (Sayeret Matkal), et c’est ainsi qu’il a fait connaissance avec Yoni Netanyahu, le frère défunt du Premier ministre, qui était alors à la tête de cette unité et a été tué lors de l’opération d’Entebbe en 1976. Depuis lors, Pardo est devenu proche de la famille Netanyahu avec qui il a gardé le contact au fil des ans.