« La loi sur le référendum risque de renforcer les critiques à l’égard d’Israë l et d’accroître les pressions internationales dont il fait l’objet ; ce n’est pas une bonne loi, surtout pas ces temps-ci  », a déclaré hier le ministre de la Défense, Ehud Barak, à propos de la loi sur le référendum qui a été adoptée avant-hier par la Knesset. Pour M. Barak, qui s’est absenté du vote à la Knesset, cette loi pourrait « bénéficier aux adversaires d’Israë l qui affirmeront qu’Israë l refuse de faire la paix et s’impose des restrictions afin de se soustraire au processus diplomatique  ».
« La création d’un Etat palestinien est un intérêt israélien par excellence. Nous ne rendons service à personne  », a déclaré Ehud Barak, avant d’ajouter : « Nous devons surmonter l’obstacle du gel de la construction car c’est un point faible d’Israë l qu’il est difficile d’expliquer au monde. Il est nécessaire d’avancer vers un débat sur les questions fondamentales, où les positions israéliennes ont plus de poids. Or la composition actuelle du gouvernement ne facilite pas la progression du processus diplomatique. S’il est nécessaire d’élargir le gouvernement, la responsabilité en incombe à nous tous  ».
Pour leur part, la Syrie et l’Autorité Palestinienne s’en sont prises hier à la loi sur le référendum accusant Israë l de violer le droit international, le plateau du Golan et Jérusalem-est étant des territoires occupés. « Les Israéliens veulent faire savoir au monde qu’ils ne se retireront jamais de Jérusalem ou du Golan  », a déclaré le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas.