Pour le demeurer, les sociétés libres doivent secouer les chaînes du politiquement correct et traiter cette menace croissante contre tout ce que nous chérissons.
Cette semaine nous avons appris que Nazareth est un incubateur d’al Qaïda. Le sheikh Nazem Abu Salim Sahfe, imam israélien de la mosquée Shihab al din de la ville, a été mis en examen dimanche pour la promotion et le recrutement pour le jihad mondial et l’appel de ses partisans à nuire aux non musulmans.
Entre autres complots suscités par les sermons de Sahfe, le meurtre du chauffeur de taxi Yefim Weinstein en novembre dernier. Les partisans de Sahfe ont aussi comploté d’assassiner le Pape Benoît XVI pendant son voyage en Israë l l’an dernier. Ils ont incendié des bus de touristes chrétiens. Ils ont enlevé et poignardé un livreur de pizzas. Deux de ses disciples ont été arrêtés au Kenya en route pour rejoindre les forces d’al Qaïda en Somalie.
Avec cette mise en examen, Sahfe rejoint la liste croissante des jihadistes nés et élevés en Israë l et dans des sociétés libres dans le monde, qui ont rejeté ces sociétés et adopté la cause de la domination islamique mondiale. Le membre le plus en vue de ce groupe parmi les citoyens américains aujourd’hui est le chef d’al Qaïda né aux USA Anwar al-Awlaki.
Les autorités américaines décrivent Awlaki comme l’homme le plus dangereux du monde. Son passé de jihadiste est stupéfiant. Il semble qu’il n’y a pas eu d’attaque majeure aux USA ou en Grande Bretagne - dont les attaques du 11 septembre 2001 et les attaques du 7 juillet 2005 à Londres – dans lesquelles Awlaki n’ait pas joué un rôle.
Sahfe et Awlaki, comme presque tous les jihadistes en vue en Occident, sont des hommes privilégiés. Leur histoire personnelle est une réfutation du conte populaire occidental qui veut que le jihad soit né de la frustration, de la pauvreté et de l’ignorance. Les deux hommes, comme presque tout jihadiste occidental en vue, sont diplômés de l’université.
De même, leur histoire détruit le fantasme occidental de l’adhésion à la cause du jihad comme produit de la pauvreté. Ces hommes et leurs collègues sont des fils de familles riches ou des classes moyennes. Ils n’ont jamais connu la privation.
Armés de leur confort matériel, de diplômes universitaires et d’une connaissance dès la naissance de la démocratie et des habitudes de la liberté, ces hommes ont choisi de devenir des jihadistes. Ils ont choisi la soumission à l’islam plutôt que les droits démocratiques libres parce que c’est ce qu’ils préfèrent. Ils sont idéalistes.
Cela signifie que toutes les arguments occidentaux habituels sur le besoin d’améliorer le bénéfice de la protection sociale aux Musulmans ou de s’abstenir d’appliquer la loi contre leurs communautés, ou leur conférer une immunité sur la surveillance et la fermeture des mosquées, ou de chercher à coopter des chefs jihadistes en les traitant comme des voix musulmanes crédibles, sont erronées et contre-productives. Ces programmes ne neutralisent pas leurs intentions suprématistes. Ils enhardissent les suprématistes islamiques occidentaux en leur faisant savoir qu’ils sont en train de gagner. Leurs sociétés occidentales ne les remettent pas en question.
Au cours des semaines récentes, nous avons entendu nombre de déclarations de dirigeants politiques de ‘l’establishment’ en Europe montrant qu’ils veulent envisager d’abandonner leur bromure politiquement correct (PC). La déclaration de chancelière allemande Angela Merkel le mois dernier : « le multiculturalisme a totalement échoué  » par exemple, est largement perçue comme un grand coup de châsse d’eau.
Et dans un éditorial de Une du ‘Wall Street Journal’ lundi, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair a reconnu qu’il y a un problème avec les Musulmans inassimilés de Grande Bretagne. Comme il l’a dit : « Le sentiment anti-immigration n’est pas général mais particulier. Il est lié, admit Blair, à l’échec d’une partie de la communauté musulmane à résoudre et à créer une identité à la fois britannique et musulmane  ».
Blair a reconnu que cela est dà » au refus de l’Establishment européen de reconnaître le problème du suprématisme islamique croissant en Europe, si bien que des millions d’Européens interpellent l’Establishment et son orthodoxie politiquement correcte et votent pour des politiciens anti-Establishment qui veulent s’occuper du problème. Il a appelé à une approche de l’immigration à la dimension du continent et dont l’objectif serait d’empêcher les jihadistes d’exploiter le système pour le renverser.
Des prises de position comme celles de Merkel et de Blair sont insuffisantes. Mais le fait même que suffisamment d’Européens veuillent briser la barrière du PC pour obliger ces dirigeants à reconnaître et peut-être à s’occuper des défis des minorités musulmanes suprématistes inassimilées, signifie que l’Europe prend les premières mesures pour traiter les défis que l’islam jihadiste pose à sa sécurité, à sa culture et sa civilisation. Peut-être le changement le plus emblématique a-t-il été la décision récente du gouvernement Merkel de fermer finalement la mosquée à Hambourg où les comploteurs du 11 septembre se rencontraient et ont préparé leurs actes de guerre contre les USA.
De façon troublante, l’Establishment des deux pays les plus activement visés par le jihad mondial – les USA et Israë l – demeurent en profond déni de tous les défis posés par la cinquième colonne des jihadistes élevés sur place. Les USA sont en déni même si la majorité des attaques jihadistes récentes et les tentatives d’attaques contre les USA ont été réalisées par des citoyens américains.
Le déni des USA sur la nature de la menace jihadiste a été démontré dans toute sa gloire politiquement correcte cette semaine dans le discours du président Barack Obama aux étudiants indiens à l’université Saint-Xavier à Mumbaï. En réponse à la question d’un étudiant sur sa perception du jihad et des jihadistes, Obama a fait l’éloge de l’islam « comme l’une des grandes religions du monde  ». Il a poursuivi en proclamant que l’immense majorité des Musulmans considèrent l’islam comme une religion de « paix, de justice, d’équité et de tolérance  ».
Le message d’Obama n’était pas seulement trompeur et hors sujet. Il était profondément insensible vis-à -vis de son auditoire. Il y a deux ans ce mois-ci, Mumbaï (Bombay) fut le siège d’une attaque de commando jihadiste massive contre des cibles à travers toute la ville, et celle-ci panse encore les plaies de cette agression.
La déclaration d’Obama ignore aussi la contribution des USA à cette attaque. Le cerveau suspecté des massacres de Mumbaï était un citoyen américain nommé David Coleman Headley de la ville natale d’Obama, Chicago. De plus, Headley (auparavant Daoud Sayed Gilani) a servi comme agent double pendant de nombreuses années. Trafiquant de drogue condamné, il fut envoyé au Pakistan comme agent de la Mission Anti-Drogues (Drug Enforcement Agency, DEA). Pendant son séjour là -bas, il s’entraîna dans le camp jihadiste Lashkar-e-Taibe.
Obama n’est pas parvenu à noter que pendant son séjour à la DEA, les officiels chargés de faire appliquer la loi ont ignoré les témoignages de deux des anciennes épouses de Headley en 2005 et 2007 sur son appartenance à Lashkar-e-Taibe, la filiale pakistanaise d’al Qaïda installée en Inde et dirigée par une agence de renseignement interservices du Pakistan.
Plutôt que de s’occuper de ce problème, ou du fait que les USA ont refusé les demandes d’extradition de la justice indienne à l’encontre de Headley, Obama a déclaré de façon éthérée aux étudiants que c’est l’affaire des jeunes de toutes les religions de rejeter l’extrémisme et la violence.
Headley, bien sà »r, est l’un des nombreux jihadistes américains qui a jouit des fruits du déni politiquement correct de l’Amérique sur la menace islamique née sur place. Dans les mois suivant les attaques du 11 septembre, le département américain de l’armée a activement courtisé Awlaki comme membre du programme de proximité musulman. Awlaki, alors aumônier musulman de l’université George Washington, était courtisé malgré ses liens documentés avec trois des 11 pirates de l’air du 11 septembre.
Alors que les Israéliens s’éveillent à la réalité d’al Qaïda à Nazareth, notre establishment de Gauche demeure dans le déni de son rôle en permettant cette réalité. La mosquée Shihab al-Din de Sahfe a été établie comme une mosquée triomphante à côté de l’Eglise de l’Annonciation au début du millénaire. A l’époque, le Vatican a lancé une protestation bruyante contre sa construction.
Dans l’espoir de se gagner les semblables de Sahfe, le Premier ministre d’alors Ehud Barak et le ministre des affaires étrangères d’alors Schlomo Ben Ami ont rejeté les objections du Vatican. Ils ont même offert le terrain à la mosquée au nom de l’Autorité Territoriale d’Israë l.
Sahfe a retourné cette faveur en interrompant l’homélie du Pape Jean-Paul II à l’Eglise de l’Annonciation pendant sa visite en mars 2000 par un appel à la prière. Des mois plus tard, la mosquée Shihab al-Din a été l’un des points centraux de l’incitation aux émeutes antijuives dans le secteur arabe en octobre 2000.
Aujourd’hui, des juges de gauche flanqués de politiciens de gauche et de faiseurs d’opinion bloquent tous les efforts de politiciens et du public pour reconnaître et traiter le manque croissant de respect des lois et de l’inclinaison jihadiste d’une minorité musulmane en Israë l. La crainte du politiquement correct de la Cour Suprême a dissuadé des autorités de mettre hors la loi le mouvement islamique. Des efforts pour faire face à des constructions et des saisies illégales de terres ont été bloqués par des media de Gauche, des groupes de pression largement parrainés par le « New Israë l Fund  » et les cours de justice. Même des mesures symboliques comme la récente tentative du gouvernement de demander aux immigrants non juifs de jurer loyauté à l’Etat a été vicieusement attaquée par l’Establishment de gauche d’Israë l comme fasciste et raciste.
Mais comme l’Europe le reconnaît avec retard, ces commissaires politiquement corrects doivent être mis sur la touche si le monde libre doit résister à la menace croissante du jihad élevé à la maison.
Ce que cela signifie pour Israë l, c’est que l’espace politique et légal doit être trouvé pour se placer rapidement dans le respect de la loi pour l’équivalent d’une opération de contre insurrection. Israë l doit appliquer ses lois avec autant de zèle et d’engagement dans le secteur musulman qu’il le fait dans le secteur juif. Cela signifie que Shihab al-Din et d’autres mosquées jihadistes doivent être fermées.
Cela signifie que des groupes jihadistes comme le Mouvement Islamique doivent être mis hors la loi et ses chefs doivent être jugés pour trahison et d’autres délits importants. Il en est de même pour tous les chefs arabes, les groupes politiques et les organisations sociales qui font la promotion de la destruction d’Israë l.
Les lois de construction et de découpage doivent être appliqués. Les terres de l’Etat qui ont été saisies doivent être reprises, de force si nécessaire, y compris avec la participation de Tsahal.
De même, les droits juifs doivent être protégés. Comme les Musulmans, les Juifs ont le droit d’acheter de la terre et des maisons dans tout le pays. Les Juifs qui souhaitent des communautés à majorité musulmane doivent jouir de la protection de la loi exactement comme les Musulmans vivant à Tel Aviv et dans la ville haute de Nazareth.
De même, le gouvernement doit lancer une campagne pour gagner le soutien et la loyauté de ses citoyens musulmans. Il doit encourager des dirigeants qui associent leur identité comme Israéliens et cherchent leur intégration de Musulmans israéliens dans la société au sens large. Les Autorités doivent assurer que les Musulmans israéliens qui souhaitent s’intégrer ne sont pas discriminés par des Juifs ou intimidés par d’autres Musulmans.
Au cours des deux dernières semaines, les commandants de Tsahal ont parlé en détail de la nature de la guerre à venir. Leurs remarques se sont concentrées sur ce qui est déjà largement reconnu – à savoir que le front intérieur d’Israë l sera la cible de missiles à longue portée.
De façon décevante, ils ont ignoré la nouvelle menace la plus significative à laquelle fait face le front intérieur : la probabilité que les ennemis extérieurs d’Israë l reçoivent une assistance active de ses citoyens musulmans.
Près d’une décennie après les attaques du 11 septembre, le jihad mondial demeure la menace centrale contre l’Occident, et non pas pour sa popularité dans le Pakistan occidental. Il demeure la menace centrale pour le monde libre du fait de sa popularité parmi les Musulmans au sein du monde libre.
Pour le demeurer, les sociétés libres doivent secouer les chaînes du politiquement correct et traiter cette menace croissante contre tout ce que nous chérissons.
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