Les relations entre Israë l et l’UNESCO sont tendues depuis une semaine après les cinq décisions anti-israéliennes adoptées le 20 octobre par le conseil exécutif de l’organisation. Cette tension s’est encore exacerbée hier à cause d’un communiqué erroné qu’a publié la porte-parole du vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon.
M. Ayalon répondait hier à la Knesset à la proposition d’ordre du jour de plusieurs députés de droite suite à la décision de l’UNESCO qui condamne l’inclusion du Tombeau de Rachel à Bethléem dans la liste des sites du patrimoine national établie par le gouvernement. Lors de la réunion du conseil exécutif de l’UNESCO ont été adoptées cinq décisions anti-israéliennes : concernant l’inscription du Tombeau de Rachel et du Caveau des patriarches au patrimoine national ; concernant les travaux à la porte des Maghrébins dans la vieille ville de Jérusalem ; concernant la situation dans la bande de Gaza ; concernant la situation culturelle en Cisjordanie et concernant Jérusalem-est. Ces décisions n’ont pas d’implications pratiques au-delà de l’envoi d’un représentant de l’UNESCO pour examiner la situation à Jérusalem-est.
Contrairement à ce qui se fait habituellement, ces décisions n’ont pas été adoptées par consensus mais ont été imposées à Israë l. Lors d’une réunion hier au ministère des Affaires étrangères, il a été décidé de ne pas coopérer avec ces décisions et M. Ayalon a informé hier la Knesset de ces décisions : « Nous avons décidé de suspendre la coopération avec l’UNESCO dans ces domaines, y compris en ce qui concerne des décisions précédentes  ».
Malgré ces propos, le communiqué publié par la porte-parole du vice-ministre des Affaires étrangères affirmait lui qu’Israë l « suspendra sa coopération avec l’organisation jusqu’à l’annulation de cette décision scandaleuse  ».
La presse, en Israë l et dans le monde, a alors repris ce communiqué selon lequel M. Ayalon aurait annoncé la suspension de toutes les relations avec l’UNESCO, ce qui a accentué encore la tension entre Israë l et l’organisation. Après quelques minutes, les collaborateurs du vice-ministre des Affaires étrangères, réalisant l’erreur qui avait été commise, ont clarifié que les relations avec l’UNESCO n’ont pas été suspendues, mais qu’il a été décidé de ne pas coopérer avec les cinq décisions du 20 octobre./.