Le fait le plus intéressant de la déclaration du récent synode tient moins à l’antijudaïsme archaïque qu’il révèle qu’à l’éclairage rétrospectif qu’il jette sur la politique de la diaspora. L’observateur avait pu remarquer que, depuis la deuxième intifada, le nouveau dialogue judéo-chrétien avait montré ses limites dans l’adversité. Certaines critiques formellement adressées à Israë l réactivaient en fait des schémas archaïques de l’antijudaïsme, officiellement rejetés mais persistants dans la conscience collective, comme un héritage culturel inerte. Ils redeviennent aujourd’hui la parole officielle.
Le synode : une défaite pour la Diaspora ?
par Shmuel Trigano
Article mis en ligne le 1er novembre 2010