Le parquet et la défense sont parvenus hier à un accord sur les chefs d’accusation sui seront retenus contre l’écrivain Amir Mahoul (52 ans), habitant de Haïfa, arrêté il y a cinq mois pour espionnage.
Dans le cadre de ce marché, Mahoul a avoué hier, puis a été condamné sur la base de ses aveux, de contacts avec un agent étranger, de complot pour aider l’ennemi en temps de guerre, d’espionnage et d’espionnage aggravé en faveur du Hezbollah. Dans le cadre du marché, le chef d’accusation d’aide à l’ennemi en temps de guerre a été retiré de l’acte d’accusation. Le parquet devrait demander au tribunal de condamner Mahoul à dix ans de prison.
Selon l’acte d’accusation, Mahoul aurait rencontré au Danemark un agent du Hezbollah qui a installé sur son ordinateur portable un moyen de communication secret et un logiciel de chiffrage avec lesquels Mahoul a transmis des informations sur la localisation d’installations du Shabak (service de sécurité intérieure) dans le nord du pays, les chemins d’accès à ces installations et leurs dispositifs de sécurité. Il a en plus communiqué au Hezbollah les coordonnées de six arabes-israéliens susceptibles d’être recrutés par l’organisation chiite. Selon l’avocat de Mahoul, la défense plaidera pour une peine de 7 ans au maximum. « L’information communiquée au Hezbollah n’a pas de valeur, elle n’a pas de véritable signification sécuritaire  », a-t-il affirmé.